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Climategate : une tempête dans un verre d’eau

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La commission d'enquête britannique blanchit les scientifiques du Centre de recherche sur le climat (CRU) impliqués dans le Climategate, ce scandale climatique né d'un piratage de mails. Il n'y a pas eu de manipulation des données, affirme-t-elle, mais les climatologues sont priés d'être plus transparents sur leurs méthodes de travail.

Climategate : il n’y a pas eu de manipulation des données. © NOAA

En novembre 2009, juste avant les négociations climatiques de Copenhague, le Climategate explosait. Une grande quantité de mails du Centre de recherche sur le climat (Climate Research Unit, CRU) de l'université d'East Anglia, en Angleterre était alors exposée sur la place publique par des pirates.

Treize années d’échanges entre scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) étaient ainsi dévoilées, dont un fameux mail du directeur du CRU, Phil Jones. Dans ce mail, celui-ci parlait d'une astuce (trick) pour masquer le déclin des températures indiqué dans certaines données régionales de dendrochronologie (étude de la croissance des arbres au cours du temps).

Le parlement britannique a donc diligenté une enquête pour faire la lumière sur ce scandale climatique et déterminer s'il y avait eu manipulation des données dans le but de faire croire à un réchauffement, ou s'il s'agissait juste d'une méthode de correction et de traitement des données.

Des scientifiques blanchis mais priés d’être plus transparents

La Commission scientifique et technologique parlementaire vient de rendre ses conclusions. Le rapport d'enquête annonce que « la réputation scientifique du professeur Jones et du CRU reste intacte » et précise que le consensus scientifique sur le fait que « le réchauffement climatique se produit et qu'il est induit par l'activité humaine » n'est pas remis en cause par les données. Les scientifiques du CRU sont donc blanchis de tout soupçon de manipulation frauduleuse.

La commission d'enquête recommande toutefois une plus grande transparence de la part des climatologues, en particulier sur les données brutes, les codes informatiques et les méthodes employés, afin d'éviter à l'avenir ce type de confusion. C'est en effet une pratique encore peu courante dans les milieux scientifiques, mais dans un domaine aussi polémique que le changement climatique, cette transparence apparaît comme essentielle.

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