Capitale économique du Nevada, l’Etat le plus sec des Etats-Unis, Las Vegas a soif. Car si les dollars continuent de couler à flots, l’eau commence cruellement à manquer.
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Autour de Las VegasVegas, le désertdésert ne reçoit que dix centimètres d'eau en moyenne par an, une quantité très insuffisante pour alimenter la ville. Aussi, son rapide développement était-il conditionné à l'approvisionnement par le lac Mead, situé à une cinquantaine de kilomètres de la ville, créé à la suite de la centrale hydroélectrique de Hoover sur le fleuve Colorado en 1935.

Mais ce lac est lui-même alimenté par l'eau des Montagnes Rocheuses, qui sous l'effet du réchauffement climatiqueréchauffement climatique, s'évapore aujourd'hui plus vite qu'elle ne dévale dans les torrentstorrents. Et à ce jour, le lac, ce château d'eau sans lequel la capitale du jeu n'aurait pu exister, est à moitié vide. Une des deux stations de captage sera inutilisable dès 2010 car son entrée se situera alors au-dessus du niveau des eaux. Quant au lac lui-même, les chercheurs du Centre Scripps d'océanographie de San Diego lui donnent 50 % de chances de s'assécher complètement d'ici à 2020.

En attendant, la ville ne cesse de grossir. De 770.000 en 1990, la population est passée à 2 millions d'âmes en 2008 et s'accroît encore de 8.000 nouveaux habitants... par mois. Un record !

Les autorités du Nevada envisagent à présent la constructionconstruction d'un pipe-line pour amener l'eau d'une gigantesque nappe aquifèreaquifère située à 500 kilomètres au nord. Son coût, estimé à 3 milliards de dollars, n'est pas un problème pour une ville qui gère 70% des richesses de l'Etat... Mais les opposants sont légion, car la zone de prélèvement est habitée et exploitée par de nombreux éleveurs, qui redoutent que ces travaux n'entraînent une sécheressesécheresse et la disparition de leurs revenus.