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Dopage sportif : la traque à la tricherie

Dossier - Lutter contre la criminalité...
DossierClassé sous :technologie , insécurité , dopage

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La lutte contre l'insécurité et la fraude utilise aujourd'hui les technologies les plus avancées afin d'obtenir les succès escomptés : fraude, insécurité, mais aussi dopage, traffic, alimentation... Un dossier préparé par l'Union Européenne.

  
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L'arme de l'information

En coopération avec le Comité International Olympique (CIO), l'Union est engagée dans la lutte contre le dopage sportif. Pour contrer ce fléau aux ramifications criminelles, qui menace en particulier les jeunes générations attirées par le sport, l'une des réponses mise en œuvre par le réseau de recherche Cafdis vise à renforcer l'arme de l'information. Résultat : la création d'un site Internet soucieux de répondre à des demandes très différentes et en ne faisant aucune "impasse" sur ce préoccupant problème de société. Les chercheurs y trouvent des articles scientifiques, les juristes des textes de lois, les médecins et les industries pharmaceutiques les derniers développements en matière de détection et de substances, les enseignants une manière d'aborder ce sujet dans leurs classes. De nombreux liens mènent vers d'autres ressources.

Détecter les suspicions de dopage dans le sport. © Nejron Photo, Shutterstock

Afin d'être toujours "dans les temps", dans un domaine où les tricheurs ont souvent une longueur d'avance, le site Cafdis est actualisé en permanence par les derniers développements du dopage et des contre-feux que peut leur opposer la science.

Progresser dans la détection

Une autre arme anti-dopage est celle des contrôles. Dans le cadre du projet européen Isotrace, neuf équipes de six pays développent une méthodologie de détection IRMS (Isotope ratio mass spectroscopy) particulièrement sensible. Ce test doit permettre de déterminer la proportion d'isotopes de carbone dans un échantillon d'urine à des concentrations beaucoup plus faibles que celles atteintes à l'heure actuelle. Cette opération arrive à distinguer les hormones naturelles (produites par le corps à la suite d'une consommation alimentaire donnée) des hormones de synthèse résultant de l'absorption d'une substance prohibée donnée. "Une telle technique pourrait ensuite être étendue vers d'autres isotopes que ceux du carbone, notamment ceux de l'hydrogène, qui pourraient se révéler des détecteurs très intéressants dans le domaine des substances dopantes", souligne Rainer Stephany, du Laboratory for Residue-Analysis (NL).

Les partenaires d'Isotrace souhaitent que leur procédé soit utilisé lors des Jeux olympiques d'Athènes en 2004.

Pour en savoir plus :

RDT Info