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Anniversaire de James Bond : les gadgets qu’il a testés pour nous

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Dans sa version portée à l'écran, James Bond a 50 ans. L'occasion de revenir sur quelques gadgets qu'il a utilisés en avant-première. Certains sont devenus d'usage courant, d'autres restent à l'état de prototype, comme l'ont constaté les lecteurs de Futura-Sciences, et quelques-uns attendent encore l'industriel qui saura comprendre les idées de Q.

La célèbre Aston Martin DB5 de James Bond (interprété ici par Sean Connery), dans Goldfinger. © 1964 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. All rights reserved.
La célèbre Aston Martin DB5 de James Bond (interprété ici par Sean Connery), dans Goldfinger. © 1964 Danjaq, LLC and United Artists Corporation. All rights reserved.
 

Il y a un demi-siècle apparaissait Sean Connery dans le rôle de James Bond, très improbable agent secret britannique, et inspiré, assez librement, de romans écrits par Ian Flemming. Dans cet opus et dans tous ceux qui l'ont suivi s'est développé un concept : le gadget technologique. Le plus souvent offensif, comme le stylo explosif ou le missile camouflé dans l'Aston Martin, il sert aussi à se déplacer, par exemple le jet miniature (le Bede BD-5J qui a réellement existé), ou à communiquer, à l'image des différents ancêtres du smartphone vus dans plusieurs films de la série.

Voici quelques exemples d'objets cultes un jour utilisés par 007. Bon nombre d'entre eux mériteraient de concourir pour la palme de l'aberration scientifique mais certains existent à peu près sous cette forme. Saurez-vous les reconnaître ? Pour les autres, personne ne pourra jamais se les procurer dans le commerce... Rien que pour vos yeux.

L'Aston Martin DB5 avec siège éjectable dans Goldfinger (1964)

Q, l'expert en gadget s'est surpassé en 1964, lorsque Bond s'est mis au volant pour la première fois de son Aston Martin DB5, qui allait devenir sa voiture de référence. La DB5 de Bond est dotée de plaques d'immatriculation rotatives pour passer incognito, d'un pare-balles arrière rétractable, de mitrailleuses cachées dans les phares, de fumigènes, d'un éjecteur de clous, et pour couronner le tout, d'un siège éjectable à la place du passager. Aucune armée ni aucun service secret n'a accepté un tel investissement pour l'équipement de ses agents. À voir sur YouTube : la présentation par Q de l'Aston Martin DB5 de Bond dans Goldfinger.

Non ce n'est pas James Bond mais Yves Rossy, qui a mis au point lui-même cette aile volante munie de quatre petits réacteurs. Elle se pilote avec des mouvements du corps et l'atterrissage s'effectue sous parachute. © Y. Rossy

Le jetpack dans Opération Tonnerre (1965)

Au cours de la première scène de combat d'Opération Tonnerre, Bond, incarné par Sean Connery, s'échappe d'un château par la voie des airs avec ce qu'il est convenu d'appeler un jetpack, propulseur à réaction porté sur le dos. De tels engins ont bien été construits. L'un d'eux a volé lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 et le Néo-Zélandais Glenn Martin propose aujourd'hui sa version du jetpack, à hélices. Plus près de nous, le Suisse Yves Rossy, dit Jetman, vole seul avec des réacteurs mais il a ajouté deux ailes. Par comparaison, voir le jetpack de Bond en action, en vidéo sur YouTube.

La Petite Nellie dans On ne vit que deux fois (1967)

Minuscule engin volant, entre l'hélicoptère et l'ULM, la Petite Nellie est un autogire monoplace Wallis WA-116. Point commun avec un hélicoptère : il est sustenté par un rotor mais, comme sur un avion, le propulseur est une hélice. Aujourd'hui, il est utilisé pour le vol de loisir mais le modèle de Bond est doté de lance-roquettes, mitraillettes, lance-flammes et mines aériennes. La Petite Nellie a vraiment existé, sans l'attirail de guerre. Elle a été développée dans les années 1960 par un ancien commandant de la British Air Force, Ken Wallis. Dans On ne vit que deux fois, ce minihélicoptère permet à Bond d'échapper aux appareils de Spectre. Voir la Petite Nellie en action.

L'AeroQuad, d'Aeris Naviter, ici au Salon du Bourget de 2007, cherche encore sa clientèle. © Aeris Naviter

La Lotus Esprit amphibie dans L'Espion qui m'aimait (1977)

La Lotus Esprit de Bond dans L'Espion qui m'aimait est dotée non seulement de mitraillettes et de missiles sol-air mais elle se transforme aussi en sous-marin. Cette voiture... a été construite. Frank Rinderknecht, après avoir admiré cette création de Q, a réalisé la Squba, voiture amphibie et plongeante, restée à l'état de prototype. Voir la Lotus Esprit amphibie en action (sur YouTube).

Le Q Boat dans Le Monde ne suffit pas (1999)

Pierce Brosnan « emprunte » ce bateau à Q, qu'il a fabriqué pour profiter de sa retraite. Bond poursuit un assassin sur la Tamise à son bord. Ce Q-Boat à réaction est doté de torpilles téléguidées et aussi d'un lance-grenades. Un bateau à fond plat dont le propulseur est aérien (ici deux réacteurs, mais qui n'expliquent pas le mode sous-marin) est un hydroglisseur. Aucun, semble-t-il, n'a jamais eu les performances de celui-ci, capable de se déplacer dans les rues de Londres, au prix, il est vrai, d'importants dégâts matériels. Remarquons qu'un voilier a en quelque sorte un propulseur aérien et que l'Hydroptère d’Alain Thébault atteint les 100 km/h, d'une manière bien plus élégante. On peut voir sur YouTube le Q-boat en action.

Le bipeur de Bons baisers de Russie (1963)

À l'âge des smartphones, il peut paraître étrange pour un espion suréquipé comme James Bond de se servir d'un bipeur, mais il est bon de rappeler qu'en 1963, cet appareil n'existait que depuis une quinzaine d'années, utilisé par des médecins new-yorkais. Pendant le film, Bond utilise son gadget pour communiquer avec le MI6. Aujourd'hui, il se servirait sans doute d'un Samsung Galaxy ou d'un iPhone 4s...

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