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Wanadoo était plein de bonnes intentions...

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Quelques-uns d'entre vous auront peut-être remarqué que certains de leurs mails, envoyés depuis leur serveur de courrier personnel et depuis leur domaine, n'arrivaient pas à des correspondants dont l'adresse était fournie par Wanadoo.

Wanadoo était plein de bonnes intentions...

La raison en était simple, Wanadoo refusait de traiter les mails en provenance de serveur dont le champ MX (MX Record) n'était pas renseigné. Le champ MX a pour rôle d'identifier le serveur mails au sein d'une zone DNS.

Or, la RFC 2821 (parties 3.6 et 5) de l'IETF précise qu'un serveur de mail doit s'identifier soit par son champ A, soit par son champ MX. L'obligation porte donc sur l'un ou l'autre, les deux en même temps, étant un plus.
Pourtant, dans les faits, seuls les grands comptes, comme Yahoo!, Caramail, Wanadoo, etc. emplissent le champ MX de leurs serveurs de mails. Les petits domaines hébergés, sur votre serveur, si vous avez l'ADSL, par exemple, avec une IP fixe, comme le propose Free, n'ont par défaut pas de champ MX renseigné.

Lutte contre le spam

En fait, Wanadoo voulait bien faire en refusant les mails non estampillés "MX", car, et c'est une constatation générale, les spammeurs ne renseignent jamais ce champ. "Wanadoo voulait donc aller plus loin", nous expliquait Caroline Ponsi, chargée des relations avec la presse chez le FAI.
De plus, c'était un bon moyen de lutter contre les mails non-délivrés. Car avoir un champ MX permet de savoir exactement à qui s'adresser en cas de non-délivrance de mail. Un problème qui pouvait momentanément prendre plus d'importance, puisque certains serveurs Wanadoo étaient en pleine migration.

Alors, face aux plaintes de certains utilisateurs de Wanadoo et de "maileurs" dépités, le FAI a décidé de suspendre son tri-supplémentaire le 13 mars dernier. Précisant en mettant fin à son excès de zèle que son "but n'était pas de défavoriser les petits domaines". Mea culpa.

Toutefois, face à la croissance du spam et à son poids de plus en plus certain sur le réseau, Wanadoo précise d'ores et déjà qu'il ré-instaurera ce système de filtre dans les mois à venir. D'ailleurs, un filtrage sur les champs MX avait déjà été pratiqué en novembre 2002 sans qu'aucune plainte n'ait été enregistrée. Peut-être que les utilisateurs n'avaient pas eu le temps de cerner le problème. En tout cas, cette fois-ci en deux ou trois semaines, la source des maux a été identifiée et Wanadoo a fait machine arrière.

La solution ?

Le mieux à faire est donc pour l'heureux propriétaire d'un serveur ou d'un nom de domaine hébergé de renseigner le champ MX, pour pouvoir satisfaire aux exigences des filtres du FAI. Reste à savoir, si vous ne possédez pas la machine chez vous, si votre hébergeur le permet, ce qui est généralement le cas.

En tout cas, cette démarche de bonne foi montre clairement que sur le réseau tout équilibre de bon fonctionnement est précaire. Il suffit d'une interprétation différente ou un peu zélée d'une RFC pour que la machine s'enraille. A cela, il n'y a que deux solutions efficaces : la communication et le travail.

Chez Wanadoo, on reconnaît que la communication n'a pas été très bonne, même les intentions étaient visiblement louables. La lutte contre le spam mérite bien un champ MX.

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