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En vidéo : la voiture qui refuse d'écraser les piétons

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Grâce à deux caméras, un radar et un processeur spécialisé réalisant un milliard d'opérations par seconde, la Lexus haut de gamme (qui peut déjà se garer toute seule) saura reconnaître un piéton sur la chaussée et s'arrêtera pile.

On avait déjà vu des voitures capables de freiner sans intervention du conducteur quand l'automobile précédente réduisait sa vitesse. Par ailleurs, des détecteurs de piétons ont déjà été testés, capable d'émettre une alerte. Mais la future Lexus LS460, qui sera commercialisée à la fin de l'année, combine ces deux talents : elle détecte le piéton, attend un instant la réaction du conducteur et agit. Si la personne au volant freine, la puissance de freinage sera doublée. Si elle ne touche pas la pédale de frein, l'électronique prend les choses en main et arrête le véhicule.

Ce résultat impressionnant démontre de réelles prouesses techniques. Pour repérer le piéton, la voiture dispose de deux caméras, fournissant une image en trois dimensions, et d'un radar à fréquences millimétriques, capable de mesurer précisément la distance d'un obstacle se trouvant devant le véhicule.

La puce qui a l'œil

La suite de l'histoire est informatique. L'analyse de l'image est confiée à une puce spécialisée dans la reconnaissance de formes, baptisée Imapcar (Image Processor with Advanced Parallel Processing Capabilities for Automotive Safety Systems). Commercialisée seulement depuis août dernier, elle a été conçue par Nec, associé pour l'occasion à Denso (un équipementier automobile japonais) et Toyota (propriétaire de la marque Lexus).

Pour l'essentiel, ce circuit reprend les caractéristiques d'une première version (Imap-CE), présentée en 2003 mais dont la vitesse restait insuffisante pour un travail temps réel sur une automobile. Sur Imapcar, les performances ont été quasiment doublées, notamment grâce au passage en 16 bits. Le nouveau processeur, travaillant à 100 MHz, contient 128 unités arithmétiques qui fonctionnent en parallèle et peuvent, chacune, exécuter quatre opérations par cycle. Au total, la puce traite l'équivalent de 100 milliards d'opérations 8 bits par seconde. Pour les calculs internes, le circuit utilise une petite mémoire SRam (Ram statique, c'est-à-dire n'ayant pas besoin de rafraîchissement), nettement plus chère que les SDRam des ordinateurs mais jugée plus fiable et mieux adaptée au rythme de calcul de la puce.

C'est sur le véhicule du haut de la gamme Lexus que Toyota a choisi de monter ce système, baptisé Pre-Crash Safety. Cette voiture est déjà bardée de gadgets, dont un freinage de sécurité déclenché par un obstacle repéré par radar, des appuie-tête avançant avant un choc arrière et un spectaculaire automatisme pour réaliser les créneaux sans intervention humaine.

La voiture complètement automatique n'est plus très loin...


Concentré gadgetologique, la LS460 sait se garer toute seule !

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