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"Nous sommes tous des pirates"

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Alors qu'un nouvel internaute adepte du peer-to-peer vient d'être condamné, des dizaines de personnalités ont signé l'appel lancé par le Nouvel Observateur pour protester contre la stratégie répressive adoptée depuis l'été 2004 par l'industrie française du disque.

Mis en ligne mercredi sur le site nouvelobs.com, publié dans le numéro 2100 de l'hebdo en vente le 3 février 2005, l'appel "Libérez l@ Musique / Nous sommes tous des pirates" précise : "Comme huit millions de Français au moins, nous avons nous aussi téléchargé un jour de la musique en ligne et sommes donc des délinquants en puissance. Nous demandons l'arrêt de ces poursuites absurdes". Parmi les signataires de l'appel se trouvent : Manu Chao, Matthieu Chedid, Jean Louis Aubert, Bénabar, Art Mengo, Ségolène Royal, Dominique Voynet, Noël Mamère, Sinclair, Philippe Manœuvre, l'UFC Que choisir, l'ADAMI, la SPEDIDAM et le SNAP.

Ceux-ci demandent : "L'ouverture d'un large débat public, impliquant le gouvernement, les acteurs de l'industrie musicale et les artistes, afin de parvenir à une meilleure défense du droit d'auteur, mais aussi les consommateurs afin de trouver ensemble des réponses équitables et surtout adaptées à leur époque."

Le marché du P2P en France va-t-il devenir payant ?

Patrick Devedjian répond

Le ministre délégué Patrick Devedjian répond : "Je partage l'idée que toute campagne de répression aveugle et brutale est non seulement inefficace mais aussi nuisible à l'ensemble des protagonistes", a-t-il déclaré. "Mais je pense aussi que le concept du tout gratuit est une illusion. Tout a un prix. Et les auteurs ont droit à une juste rémunération", a-t-il ajouté.

Patrick Devedjian semble se placer du côté des internautes : "Arrêtons de diaboliser le P2P ! Le peer to peer est non seulement parfaitement légal, mais aussi particulièrement utile. Les nouvelles applications de téléphone sur Internet, la voix sur IP, comme la téléphonie mobile de troisième génération, reposent essentiellement sur la technologie du peer to peer. Entraver le peer to peer, c'est freiner le développement d'Internet".

Concernant la répression, le ministre se range également du côté des téléchargeurs à usage privé : les poursuites doivent être "mieux ciblées" et concerner prioritairement "la toute petite minorité de pirates qui font commerce des téléchargements illicites". Prenons exemple en Espagne, où la loi fait ainsi la différence entre usage privé et commercial du P2P.

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