Selon une étude menée dans 22 pays, les applications éducatives enregistrent, collectent et exploitent les données personnelles comme la géolocalisation, l'identifiant du smartphone ou encore le nom ou l'adresse e-mail. Des pratiques d'autant plus regrettables que les plus jeunes sont moins vigilants que les adultes, et que ces données échappent ensuite à tout contrôle.


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    Les enfants et les adolescents sont des cibles privilégiées pour les annonceurs, et des applicationsapplications éducatives n'hésitent pas à collecter et à exploiter leurs données personnelles à des fins publicitaires. C'est ce que démontre une étude menée par l'International DigitalDigital Accountability Council (IDAC).

    En juillet, ce groupe de recherches a examiné des centaines d'applications éducatives dans 22 pays, dont la France, mettant en lumièrelumière des problèmes de confidentialité. Au total, ce groupe a testé environ 400 applications de manière automatique, puis 98 applications de manière manuelle, comme un utilisateur lambda. Ce qui donne 78 applications sous AndroidAndroid, et 45 sous iOSiOS, et cela va de l’apprentissage des langues (Babbel, RosettaRosetta Stone...) à la découverte de l’espace, en passant par des activités ludiques et des encyclopédies (Wikipedia).

    Nom, email, identifiant... Facebook récupère beaucoup de données personnelles © IDAC
    Nom, email, identifiant... Facebook récupère beaucoup de données personnelles © IDAC

    À Apple et Google de faire la police

    Plusieurs applications fournissaient ainsi des données de localisation à des annonceurs tiers et collectaient également des identifiants propres à chaque appareil (numéro IMEI). Les chercheurs ont aussi constaté que 79 d'entre elles partagent des données comme le nom, l'adresse e-mail, le nom du réseau Wi-Fi. Autant de données que les publicitaires peuvent ensuite exploiter...

    Le plus grave, évidemment, c'est que ces données sont partagées alors même que l'utilisateur ne donne pas son consentement. Et quand on accepte, c'est le flou le plus complet sur l'exploitation des données. Beaucoup d'entre elles communiquent avec Facebook ou GoogleGoogle, et selon cette étude, on trouve 140 applications tierces qui récupèrent ces données, sans être liées directement à l'application. Dans son rapport, l'IDAC réclame plus de vigilance de la part des plateformes (AppleApple et Google) mais aussi d'éthique de la part des développeurs d'applications qui profitent du manque de connaissance ou de la naïveté des enfants pour exploiter leurs données.