Même quand vous désactivez les options de géolocalisation, Facebook vous espionne. © Photographee.eu, Fotolia

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Facebook avoue enfin qu'il collecte des données personnelles à l'insu des utilisateurs

ActualitéClassé sous :Facebook , réseaux sociaux , données personnelles

Dans une lettre envoyée à deux parlementaires américains, Facebook reconnaît qu'il trace ses milliards d'utilisateurs même si ces derniers désactivent les fonctions de géolocalisation de leur smartphone. Pour le réseau social, c'est une question de sécurité et de ciblage publicitaire.

C'est désormais officiel : Facebook vous suit à la trace en permanence. Et ce même si vous désactivez la géolocalisation et les services de localisation sur votre smartphone. Plusieurs fois suspectée, et plusieurs fois prise la main dans le sac, la firme de Mark Zuckerberg vient d'avouer dans une lettre adressée à deux sénateurs américains, mise en ligne sur Twitter par l'un des deux parlementaires.

Pour justifier ce qui s'apparente à de l'espionnage ou de violation de la vie privée, Facebook explique qu'il suit l'activité des utilisateurs pour des raisons de sécurité et à des fins... publicitaires. « Même si quelqu'un n'active pas les données de localisation, Facebook peut tout de même déterminer en partie son emplacement grâce aux informations qu'il fournit à travers ses activités et ses connexions sur nos différents services », peut-on lire dans cette missive.

Le ciblage publicitaire au cœur de l'abus

Il y a un an, nous avions ainsi expliqué que Facebook avait déposé des brevets pour anticiper les déplacements de ses utilisateurs, et il s'agissait bien de les tracer grâce aux réseaux Wi-Fi mais aussi à leurs habitudes. En gros, à chaque fois que vous allez à un endroit précis, le bureau, une salle de sport ou un établissement scolaire, Facebook le retient, et vous affiche ensuite des publicités commerciales pour des sociétés proches de ces lieux. Facebook explique qu'il se limite à une ville ou un code postal.

Pour Facebook, il s'agit d'apporter des services aux utilisateurs, comme des points d'intérêt, mais aussi des publicités plus ciblées. Ce ciblage publicitaire, présent aussi sur Whatsapp et Instagram, mais aussi la collecte de ces données privées, sont au cœur même de l'enquête menée par le Congrès américain qui réclame une loi fédérale pour mettre fin à ses abus.

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