Le japonais Toshiba a annoncé son intention de débuter la production en masse de disques à semi-conducteurs SSD (Solid State Drive) dès l’année prochaine, tout en visant la première place mondiale sur ce marché.
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La compagnie devrait présenter les premiers prototypes en février 2008, pour une commercialisation prévue en mai. Ceux-ci se déclineront dans des dimensions correspondant aux disques dursdisques durs traditionnels de 1,8 pouce (4,6 cm) et 2,5 pouces (6,4 cm), avec des capacités de 32, 64 et 128 Go.

Utilisant des mémoires Flashmémoires Flash NAND gravées en 56 nanomètresnanomètres, ces unités de stockage sont pilotées par un contrôleur MLC (Multi-Level Cell) assurant les transmissions parallèles des données à très haute vitessevitesse en lecture (100 Mo/seconde) et en écriture (40 Mo/seconde), tout en limitant l'usure de l'image mémoire (wear leveling). L'ensemble est interfacé en Sata-2, le standard d'interface sérielle haute vitesse. Le MTBF (Mean Time Between Failure, temps moyen entre les pannes) annoncé est d'un million d'heures de fonctionnement, ce qui est plutôt élevé.


Disque SSD Samsung de 32 Go. Crédit Samsung

L'annonce de Toshiba confirme aussi les prévisions de nombreux observateurs, selon lesquelles ces disques à semi-conducteurssemi-conducteurs, dont le prix de vente avoisine actuellement 500 dollars pour 32 Go, devraient devenir de plus en plus abordables pour le particulier jusqu'à atteindre la valeur des meilleurs disques durs conventionnels actuels. Toshiba est aujourd'hui le second fournisseur mondial de mémoires mémoire de technologie Flash NAND SSDSSD, avec 27,2 % cette année, Samsung détenant la première place avec 40,2 %.

De tels disques à circuits intégréscircuits intégrés équipent déjà certains équipements comme des PCPC tablets et des ordinateursordinateurs ultraportables, mais jusqu'ici leur prix en en avait freiné la diffusiondiffusion. La multiplication des offres, ainsi que les baisses de prix qui devraient en résulter pourrait sous peu inverser la tendance.

La question est désormais de savoir sous quel délai la technologie à circuits intégrés détrônera définitivement les disques durs conventionnels, que d'aucuns considèrent déjà comme archaïques et dont le principe de fonctionnement est resté inchangé depuis 1950. Cela pourrait arriver bien plus rapidement qu'on le pense, les mutations étant très rapides en matièrematière informatique.