Les cinq plus grands constructeurs de cartes SD se sont regroupés pour développer ensemble un nouveau type de DRM permettant de limiter la copie de vidéos HD vers des cartes mémoires de type SD.


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    Puisque l'on peut désormais regarder des séries TV ou des films sur des smartphones ou des tablettes, les studios de cinéma américains craignent que le piratage s'intensifie avec la possibilité de s'échanger des longs-métrages d'un appareil à un autre.

    Pour les rassurer, Panasonic, SamsungSamsung, SanDisk, Sony et Toshiba, viennent d'annoncer qu'ils allaient travailler ensemble au sein d'un consortium pour développer une solution permettant de limiter la copie vers une carte SD ou tout autre support à mémoire flash.

    Le projet qui s'appelle « Next Generation Secure Memory Initiative » devrait être finalisé avant le troisième trimestre de l'année 2012. L'idée est simple : ce système de protection semblable au DRM (Digital Rights Management)) limitera le transfert d'une vidéo HD (achetée en ligne) vers une carte mémoire pour la visionner sur un smartphone ou une tablette. Seule la personne ayant acheté ce film ou cet épisode de série TV pourra le voir sur l'écran de son iPhone ou son iPad.

    C'est en tout cas ce qu'explique Yoshiyuki Miyabe, le directeur technique de Panasonic : « avec cette nouvelle solution de sécurisation des mémoires, nous sommes heureux de créer le lien entre le salon et l'appareil mobile de l'utilisateur. Ainsi, il pourra regarder sa vidéo chez lui devant un grand écran, ou bien la visionner en déplacement sur son smartphone ou sa tablette ».

    Pour l’occasion le « club des cinq » vient de lancer un site Web sur lequel on ne trouve, pour le moment, qu’un simple communiqué de presse... Pas plus d'informations sur le <em>Next Generation Secure Memory Initiative</em>. © DR

    Pour l’occasion le « club des cinq » vient de lancer un site Web sur lequel on ne trouve, pour le moment, qu’un simple communiqué de presse... Pas plus d'informations sur le Next Generation Secure Memory Initiative. © DR

    Une technologie similaire à la protection des Blu-ray

    Techniquement, la sécurisation reposera sur une clé publique associée à un identifiant unique. Il s'agit à peu près du même principe que celui du chiffrement AACS (Advanced Access Content System) des disques Blu-ray. Une protection, dont le développement a été très onéreux pour finalement être « cassée » assez rapidement par quelques bricoleurs.

    Pourtant, ce « club des cinq » précise que « cette solution de protection de contenu sera très robuste ». Mais on sait bien qu'il est peu probable qu'un système de cryptage antipiratage ne puisse pas être cassé à plus ou moins long terme.

    Par ailleurs, ce projet n'a plus vraiment de sens depuis la mise en place par six majors hollywoodiennes du verrouverrou numériquenumérique Ultraviolet. Ce verrou, qui débarque en Europe cette semaine, ne limite plus le contenu à l'appareil sur lequel il a été acheté.

    Ainsi, une vidéo achetée peut être partagée par cinq personnes sur douze appareils différents. En revanche, pour pouvoir exploiter cette norme, il faut que tous les lecteurs soient compatibles avec UltravioletUltraviolet, ce qui est loin d'être encore le cas.

    C'est peut-être pour cette raison que d'autres acteurs du marché des cartes SD, tels que IntelIntel, MicronMicron et Hynix, ne font pas partie de cette alliance.