L’armée britannique a reçu 30 exemplaires du nanodrone Bug dont la portée est de 2 kilomètres © UAVTEK
Tech

L’armée britannique teste des nanodrones de reconnaissance avec une portée de 2 km

ActualitéClassé sous :drone , armée britannique , drone militaire

L'armée britannique vient de recevoir 30 exemplaires d'un nouveau nanodrone capable d'effectuer des missions de reconnaissance sur des distances allant jusqu'à deux kilomètres. Baptisé Bug, l'appareil est le fruit d'une collaboration entre les entreprises britanniques BAE Systems et Uavtek.

Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Tchernobyl : exploration en drone du réacteur nucléaire 5  Le drone Elios 2 de Flyability a permis aux chercheurs d'inspecter le réacteur 5 du site de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, afin de déterminer s'il y avait de l'uranium. C'est la première fois que le réacteur est étudié depuis la catastrophe d'avril 1986. © Flyability 

En matière de nanodrones militaires, le Black Hornet 3 est la référence du moment. Il est toutefois très cher, aux alentours de 40.000 euros le pack de deux, et avec des performances limitées. Toutefois, les entreprises britanniques BAE Systems et Uavtek viennent de livrer 30 exemplaires d'un nouvel appareil à l’armée britannique. Destiné à la reconnaissance et la surveillance, Bug est capable d'envoyer un flux vidéo sur une distance pouvant atteindre deux kilomètres.

Malgré un poids de seulement 196 grammes, soit l'équivalent d'un smartphone, l'appareil a été conçu pour résister à une météo peu clémente et notamment à des rafales de vent pouvant atteindre jusqu'à 80 kilomètres par heure. Le Bug est doté d'une batterie amovible à changement rapide qui lui fournit une autonomie de 40 minutes, ainsi qu'une caméra haute définition. Le drone est également capable de vol autonome avec la programmation d'un itinéraire prédéfini ou en suivant d'autres appareils pour un vol en essaim.

La fiche technique de Bug, le nanodrone adopté par l’armée britannique. © Uavtek

Un véritable appareil de surveillance

« Même dans les conditions de météo les plus difficiles, le Bug peut livrer des informations tactiques vitales sur ce qui se cache derrière un virage ou au-delà de la prochaine colline, et travaille de manière autonome pour fournir aux troupes une mise à jour visuelle », a indiqué BAE Systems. De plus, l'appareil peut se poser et continuer à envoyer des images pour effectuer une surveillance en toute discrétion.

Selon la fiche technique sur le site d'Uavtek, le drone peut utiliser les réseaux mobiles LTE pour contourner les perturbations RF et augmenter la portée jusqu'à 20 kilomètres. L'appareil est modulable et peut intégrer microphone et haut-parleur, une caméra infrarouge et même un « appareil de distraction ». Le constructeur met également en avant son faible coût, soit un dixième du prix de son principal concurrent, le Black Hornet 3. Comptez donc tout de même aux alentours de 2.000 euros.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !