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Tess lancé à la conquête de nouvelles terres habitables

VidéoClassé sous :Espace , Nasa , SpaceX

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Le chasseur d'exoplanètes Tess a été lancé par une fusée Falcon 9, de SpaceX, le 18 avril 2018. Ce successeur de Kepler va s'installer loin de la Terre pour surveiller 200.000 étoiles durant deux années. En mesurant régulièrement la luminosité de chacune, cet observatoire détectera les éventuels passages de planètes (les transits). Les astronomes allongeront alors la liste de candidates au titre d'exoplanètes habitables, qui seront étudiées par la prochaine génération de télescopes.

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Le 18 avril 2018 à 23 h 51 TU (soit le 19 avril à 0 h 51 pour la France métropolitaine), une fusée Falcon 9, de l'entreprise SpaceX, a envoyé vers son poste de travail l'observatoire spatial Tess. Un poste bien éloigné puisque cette orbite autour de la Terre est à peu près de la même dimension que celle de la Lune : 108.400 km pour le périgée et 376.300 km pour l'apogée.

Cet instrument muni de quatre télescopes opérant dans le visible mesurera durant deux ans la luminosité de 200.000 étoiles, réparties sur toute la voûte céleste et situées à moins de 300 années-lumière de nous. Lorsque la lumière venant d'une étoile baisse très légèrement à un rythme régulier, c'est souvent parce qu'une exoplanète, en orbite autour d'elle, passe par chance entre l'étoile et l'instrument. Cette méthode dite du transit est très efficace pour repérer une ou plusieurs exoplanètes et en déterminer quelques caractéristiques importantes (distance à l'étoile, masse et diamètre).

Chercher des mondes habitables

Les prochaines générations de télescopes, à commencer par le James-Webb, qui sera lancé dans l'espace en 2020, pourront aussi effectuer des analyses des éventuelles atmosphères de ces exoplanètes. D'où l'importance de poursuivre le travail de l'observatoire spatial Kepler, qui a détecté 3.500 exoplanètes à lui tout seul.

Le but est donc de sélectionner les bonnes candidates, celles qui ont de bonnes chances d'avoir une atmosphère et de maintenir de l'eau liquide à leur surface. La détection par spectrométrie de « biosignatures » permettra alors de supposer l'existence d'une vie ressemblant à celle que nous connaissons sur Terre.

© Nasa, SpaceX