Sciences

Mars, la Planète rouge bientôt à la portée de l'Homme

VidéoClassé sous :Espace , Nasa , insight

Voilà plus d'un demi-siècle que les Hommes explorent Mars, petite sœur de la Terre au destin tragique. Cette longue saga de missions nous est racontée ici, montrant comment s'est précisé le visage de la Planète rouge. Aux fantasmes d'antan a succédé la déception du premier regard, en 1965. Le regain d'intérêt est revenu devant l'évidence d'une histoire mouvementée, comme on les aime. Secrets, énigmes et mystères nous attendent là-bas, maintenant que se précise l'idée d'une nouvelle aventure humaine sur ce monde si proche.

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Dans toute l'histoire spatiale, il n'y a à ce jour sans doute pas de plus grande déception que celle de ce 15 juillet 1965 quand arrivèrent sur Terre les premières images de la planète Mars prises par la sonde Mariner 4, qui venait de la survoler à moins de 10.000 kilomètres. Bien sûr, personne ne croyait plus aux canaux depuis des lustres et le fantasme des « petits hommes verts » faisait plutôt sourire. Mais tout de même, pour la première vision rapprochée d'une autre planète, attendue comme une révélation, l'espoir était de découvrir un monde, avec une atmosphère, des êtres vivants, des montagnes, des rivières et peut-être des mers. Las, les 21 photographies de la bande survolée ne montraient qu'un paysage désertique, mort, froid et plat. « On dirait la Lune » concluait-on alors. L'atmosphère, indiquaient les instruments, était ridiculement ténue. Il a fallu d'autres sondes pour comprendre que Mariner 4 avait survolé la région la plus plate de Mars.

Mariner 9, en 1971, commença sa mission martienne, en orbite, par une grosse déconvenue : elle arriva alors que se levait une tempête de sable géante, comme la planète en connaît tous les dix ans. Pourtant, au-dessus des nuages, se montrait la blancheur de neiges éternelles d'un très haut sommet, d'abord baptisé Nix Olympica (les neiges de l'Olympe), déjà repérée depuis la Terre. En fait, ce n'était pas de la neige mais des nuages perpétuellement installés là-haut. Une fois la tempête dissipée, la brume laissa place à des reliefs inimaginables, à commencer par la gigantesque faille Valles Marineris (les vallées de Mariner), près de l'équateur. Et les nuages de l'Olympe apparurent comme le couronnement du plus grand volcan du Système solaire, appelé depuis Olympus Mons, s'élevant à plus 21 kilomètres au-dessus du niveau de référence martien. Juste un peu plus modestes, les trois volcans Tharsis contribuèrent à esquisser une géologie complexe et intéressante.

Mars a connu une histoire mouvementée

La suite des missions martiennes, jusqu'aux atterrisseurs et aux rovers (Sojourner, Spirit, Opportunity et Curiosity), montra un passé riche d'évènements et tumultueux. Comme les traces d'écoulements découvertes par Mariner 9 le laissaient supposer, Mars, dans sa jeunesse, a connu un climat plus clément avec une atmosphère épaisse et de l'eau liquide. Les changements de son orbite et les variations de son inclinaison l'ont maintes fois brutalisée, changeant complètement l'environnement à sa surface, en faisant aujourd'hui un désert froid.

Mais après toutes ces missions, américaines, européennes et russes, et pas mal d'échecs, les Hommes peuvent dire qu'ils savent aujourd'hui aller sur Mars. Des missions humaines sont envisageables car il reste beaucoup à découvrir sur ce vaste monde (la surface de la planète équivaut à celle des continents terrestres). Cette planète sans tectonique des plaques a conservé de nombreuses traces de ses jeunes années et donc des débuts du Système solaire, une histoire qui est aussi la nôtre. Autour du rover Curiosity, les lits de rivière, incontestables, ont vu l'eau couler il y a plusieurs milliards d'années...

© Nasa, Shutterstock