Vue d'artiste de la station spatiale russe Ross dont le premier module pourrait être lancé dès 2025. © Homem Do Espaco
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Ross

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La Russie qui prévoit de se retirer de la Station spatiale internationale (ISS) à partir de 2025 a décidé de construire sa propre station spatiale. Provisoirement baptisée Ross (Russian Orbital Space Station), ce projet de station russe a été dévoilé en avril par Dmitry Rogozine, le patron de l'Agence spatiale russe (Roscosmos). Cette décision a été prise après que les responsables de Roscosmos ont jugé que l'ISS était en fin de vie et que la vétusté des modules, notamment russes, pouvait présenter un risque pour la sécurité des équipages. Une détérioration de l'ISS que conteste Thales Alenia Space, qui s'en est expliqué auprès de Futura.

Cette explication ne convainc évidemment pas les experts occidentaux qui sont d'avis que l'état actuel des relations russo-américaines, qui s'apparentent à une nouvelle guerre froide, est à l'origine de cette décision qui, si elle devait se confirmer, mettrait fin à une période remarquable de coopération avec la Nasa et les États-Unis. Une situation qui devrait conduire à une collaboration plus accrue avec la Chine dans le domaine de l'exploration et des vols habités.

Cette future station sera installée sur une orbite différente de celle de l'ISS avec une inclinaison à 97° au lieu des 51,6°, ce qui permettra la couverture totale du territoire russe contre seulement 20 % par l'ISS. Le premier module sera lancé en 2028 par un lanceur Angara depuis le cosmodrome Vostochny. Il s'agit du module NEM (Science and Power Module) qui comprend une partie pressurisée et l'autre non. Ce module était initialement prévu pour étendre la partie russe de l'ISS. Pour l'adapter à sa nouvelle fonction, un an et demi à deux ans de travaux de conversion sont à prévoir.  Il devra avoir la capacité à contrôler et ajuster l'attitude de Ross.

Une Station qui ne sera pas occupée en permanence

Dans un premier temps, la station Ross sera constituée de quatre modules avec des ports d'amarrage et un sas de sortie dans l'espace. Une extension de la station est envisagée à l'horizon 2030 avec notamment un port d'amarrage réservé pour un véhicule lunaire ainsi qu'une plateforme externe. 

Contrairement à l'ISS, Ross ne sera pas occupée en permanence mais des équipages de deux à quatre cosmonautes s'y rendront fréquemment. Une première mission habitée pourrait avoir lieu dès 2026 pour mettre en service le module NEM. Une occupation partielle qui limitera les possibilités d'utilisation, notamment pour la préparation des vols habités dans l'espace lointain et la recherche biomédicale par exemple.

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