L'organisation américaine Planetary Society a annoncé mercredi le succès de l'opération de sa voile solairevoile solaire : déjà en orbiteorbite autour de la TerreTerre, LightSail 2 est parvenue à élever son altitude grâce à la pression des radiationspression des radiations solaires.

L'équipe derrière ce projet de sept millions de dollars a estimé avoir ainsi démontré une nouvelle forme de propulsion, qui pourrait un jour transformer l'exploration spatiale lointaine. Car ce satellite de poche (il a la taille d'un pain) équipé d'une immense voile en polyester brillant n'est propulsé ni par un moteur, ni à l'aide de carburant ou de panneaux solaires, mais par la seule pression des photons du Soleil. « Au cours des quatre derniers jours, le vaisseau spatial a élevé son apogéeapogée, ou son point culminant en orbite, d'environ 1,7 kilomètre grâce à sa voile solaire », a expliqué Bruce Betts, responsable du projet LightSail 2.

Il devient ainsi le premier vaisseau à utiliser une voile solaire pour se propulser en orbite terrestre et la seconde voile solaire à voler avec succès après la Japonaise Ikaros en 2010.

« Nous avons officiellement déclaré la réussite de la mission, s'est félicité sur TwitterTwitter Bill Nye, directeur de la Planetary Society. Cette technologie nous permet d'emmener des objets vers des destinations extraordinaires dans le système solairesystème solaire, et peut-être au-delà, d'une façon qui n'avait jamais été possible, car nous n'avons pas besoin de carburant ni des systèmes pour contrôler le carburant », s'est-il réjoui. Il a ajouté qu'il aimerait voir la technologie appliquée à des missions comme la recherche de la vie sur Mars, sur la lunelune glacée de JupiterJupiter, Europe, et TitanTitan, la plus grande lune de SaturneSaturne. Des voiles solaires pourraient selon lui « permettre de baisser le coût de ces missions ».

Mosaïque du déploiement de la voile solaire. © <em>The Planetary Society</em>
Mosaïque du déploiement de la voile solaire. © The Planetary Society

En images : le déploiement réussi de la voile solaire LightSail 2

Article de Futuea avec Relaxnews publié le 27 juillet 2019

Un mois après son lancement dans l'espace, la voile solaire LightSail 2, de l'organisation américaine Planetary Society, s'est déployée correctement en orbite autour de la Terre , ce mardi 23 juillet à 18 h 47 TU, soit 20 h 47 à Paris.

Photo prise le 23 juillet à 18 h 48 TU. © <em>The Planetary Society</em>
Photo prise le 23 juillet à 18 h 48 TU. © The Planetary Society

LightSail 2 est un petit satellite pourvu d'un carré de 32 mètres carrés d'un film très fin, léger et réfléchissant en polyester Mylar, qui doit permettre de propulser l'appareil par la simple poussée des photonsphotons du SoleilSoleil. Il s'agit d'une expérience visant à démontrer que la technologie est mûre.

Déploiement de la grande voile solaire vu par la caméra 1 de LightSail 2. L'animation a été accélérée 100 fois. © <em>The Planetary Society</em>
Déploiement de la grande voile solaire vu par la caméra 1 de LightSail 2. L'animation a été accélérée 100 fois. © The Planetary Society

« Déploiement terminé ! » a tweeté l'organisation. Les données envoyées par l'appareil au sol ont confirmé l'opération mécanique. Des photographiesphotographies prises par la sonde devraient permettre de le confirmer visuellement plus tard dans la journée.

Bill Nye, le directeur de la Planetary Society, expliquait à l'AFP le mois dernier que les voiles solaires permettraient ni plus ni moins un jour de « dompter » l'énergieénergie solaire pour « voguer parmi les étoilesétoiles ».

Lightsail 2 au-dessus des Caraïbes. © <em>The Planetary Society</em>
Lightsail 2 au-dessus des Caraïbes. © The Planetary Society

La voile solaire restera en orbite autour de la Terre et, si tout va bien, elle haussera progressivement son altitude grâce à la pression des radiations solaires.

À quoi ces voiles solaires pourraient-elles servir à l'avenir ? Bill Nye explique qu'elles seraient utiles pour envoyer des missions robotiquesrobotiques très, très loin, au-delà de notre système solaire, car le vaisseau, s'il sera forcément plus lent au départ que s'il était équipé d'un moteur, accélérera en permanence et atteindra in fine des vitessesvitesses extraordinaires.

L'océan Pacifique et la Basse-Californie (Mexique) vus par LightSail 2. © <em>The Planetary Society</em>
L'océan Pacifique et la Basse-Californie (Mexique) vus par LightSail 2. © The Planetary Society

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