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Objectif Lune puis Mars pour l'Europe et les États-Unis

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Pour la première fois dans l'histoire de la Conquête spatiale, l'Europe et les États-Unis envisagent sérieusement des missions habitées sur la Lune et la planète Mars. L'Agence spatiale européenne a lancé Aurora, un programme d'exploration spatiale dont l'un des principaux objectifs est le débarquement d'un homme sur Mars vers 2033. Quant à la NASA, elle doit mettre en œuvre l'ambitieux projet d'exploration spatiale par des engins tant habités que robotisés, visant la Lune, Mars et d'autres destinations.

Un concept de base lunaire. crédit ESA

D'un point de vue scientifique, l'envoi d'hommes sur Mars et la Lune se justifie par des objectifs complémentaires mais très différents. L'intérêt de l'exploration in situ de la Lune résulte de sa surface qui conserve les traces et les indices qu'elle renferme depuis les débuts de l'histoire du Système Solaire. Quant à Mars, c'est la problématique de la vie qui rend son étude et son exploration passionnantes.

Devant la difficulté et la complexité de lancer une mission habitée en direction de Mars, la Lune apparaît comme une étape obligée. Étape qui sera mise à profit pour des recherches scientifiques mais qui sera essentiellement utilisée à préparer la mission martienne en développant la technologie et l'expertise nécessaires à cette aventure. Quant à l'exploration robotique de la planète rouge, elle ne doit pas s'arrêter. Bien au contraire, elle doit s'intensifier à mesure que se prépare via la Lune l'arrivée de l'homme sur Mars.

Ces missions seront essentiellement axées sur la problématique de la présence de l'homme sur Mars. C'est-à-dire, conditions de vie, lieu d'atterrissage, voyage du retour. En poursuivant de concert les programmes du retour de l'Homme sur la Lune et de la poursuite de l'exploration de la planète Mars par des robots, il y a de fortes chances pour que nous développions ainsi la maîtrise nécessaire en ce qui concerne les vols habités et la connaissance de l'environnement martien pour rendre les missions d'exploration humaine vers la Planète rouge à la fois scientifiquement envisageables et techniquement réalisables avant le milieu de ce siècle.

Note Les missions Apollo de la NASA ont démontré tout l'intérêt d'envoyer des hommes sur la Lune, qui n'ont jamais failli et démontrer leur capacité à s'affranchir d'un environnement hostile en favorisant la réussite des missions. L'homme, à la différence des robots est capable de prendre une décision dans l'urgence et d'adapter son travail face à des situations non prévues. Si l'on prend l'exemple du retour d'échantillons lunaires sur la Terre, il est évident qu'aucun système robotisé n'aurait été capable de rapporter les quelque 2000 échantillons de la surface, ce qui représente tout de même 382 kg.

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