Une étude franco-canadienne utilisant une technique d'imagerie numérique à haute résolution et en couleurs décrypte les énigmes du sourire de la Joconde qui a tant intrigué… Elle promet d'analyser chaque parcelle de la toile et de révéler d'autres secrets des techniques inventées par Léonard De Vinci …
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Si vous croyez que derrière ce charmant sourire se cache une gracieuse jeune fille, vous n'avez sûrement pas eu l'occasion d'examiner la Mona LisaLisa de près, même en visitant le Louvre pour la millième fois... Désormais, le plus fameux tableau du monde va pouvoir se montrer sous un autre jour sur vos écrans d'ordinateursordinateurs et vous dire : Moi, Mona Lisa, j'étais une mère et je venais d'accoucher de surcroît !

Et ce n'est pas tout, une animation vidéo 3D sur le site WebWeb du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) va permettre à n'importe qui, où qu'il soit, d'observer de lui-même et d'explorer à des milliers de kilomètres de Paris, l'œuvre de Leonard dans ses moindres détails et sans aucun risque pour la peinture elle-même !

En effet, grâce à l'examen par un scannerscanner laser capable de numériser des images 3D d'une résolutionrésolution en profondeur de 10 micromètresmicromètres, des chercheurs du CNRC et du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) mettent en évidence des résultats étonnants : La Mona Lisa portait sur sa poitrine un "voile de gaze" fin et transparenttransparent normalement porté au 17ème siècle par les femmes enceintes ou venant d'accoucher.

Le chercheur Marc Rioux du CNRC examine le modèle 3D virtuel de la peinture à l'aide d'un système de visualisation multirésolution mis au point au CNRC

Le chercheur Marc Rioux du CNRC examine le modèle 3D virtuel de la peinture à l'aide d'un système de visualisation multirésolution mis au point au CNRC

Les analystes peuvent maintenant distinguer les différentes couches de peinture, la forme du panneau de boisbois, les craquelures et autres dommages subies par le portrait, de même que le stylestyle de l'artiste. « Du jamais vu... Nous allons pouvoir non seulement approfondir notre compréhension de la technique sfumato utilisée par Léonard et constituée d'effets vaporeux fortement ombrés, mais nous allons nous attaquer aux problèmes de conservation et de détérioration que la Joconde affronte depuis 500 ans ! » a déclaré Henri Loyrette, directeur du Musée du Louvre commanditaire de l'étude.

L'équipe des chercheurs franco-canadienne voudrait également déceler le relief engendré par les coups de pinceau sur la toile. Un des chercheurs, John Taylor, souligne toutefois que "la surface de la Joconde ne révèle aucun des coups de pinceau. La couche de pigmentpigment est extrêmement mince et uniforme ! La technique du maître ne ressemble donc à aucune autre. Léonard de VinciLéonard de Vinci est un cas à part". En plus, aucune empreinte digitaleempreinte digitale n'a été observée sur cette toile, même si certains experts pensent que Léonard de Vinci a peint avec ses doigts dans plein d'autres occasions...

Avec ou sans doigts, le mystère de la Joconde continuera à interroger les chercheurs, les artistes, les amateurs et les gens ordinaires. « La prochaine étape sera d'affiner les capacités de cette technologie pour aller encore plus en profondeur dans les différentes couches de peinture superposées.... » annonce le CNRC.

Les résultats de cette étude sont publiés dans le livre "Au coeur de la Joconde" aux Éditions Gallimard et dans "Mona Lisa : Inside the Painting publiée" par Harry N. Abrams inc.