Pierre angulaire de la politique énergétique du président Bush, l'hydrogène est souvent vu comme une alternative intéressante aux énergies fossiles. Le Congrès américain a ainsi débloqué trois milliards de dollars sur cinq ans pour la recherche dans ce domaine et l'industrie privée, notamment automobile, a emboîté le pas. Car le carburant hydrogène possède en théorie un atout majeur : il produit de l'eau là où gaz, pétrole et charbon rejettent des éléments polluants.
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Mais une nouvelle étude de l'Institut de Technologie de Californie (CalTech) vient quelque peu ternir cette image idéale. En effet, selon Tracey Tromp et ses collègues, avec les techniques actuelles de production, de stockage et de transport, le remplacement intégral de la filière des énergies fossilesénergies fossiles par l'hydrogènehydrogène occasionnerait des fuites dans l'atmosphèreatmosphère de l'ordre de 10% à 20%.

Le scénario, dès lors, est le suivant : l'hydrogène, léger, atteint rapidement la haute atmosphère, triplant le nombre de moléculesmolécules présentes, et réagit avec l'oxygèneoxygène pour former de l'eau. A cette altitude, la multiplication des molécules d'eau perturbe la chimiechimie de l'ozoneozone et provoque l'accroissement du trou au-dessus des deux pôles terrestres.

Les chercheurs ont ainsi évalué la perte de la couche d'ozonecouche d'ozone à plus de 8%. Mais ces travaux portent bien entendu à controverse et laissent sceptiques plus d'un. La porte-parole de Département de l'Energie, Jeanne Lopatto, estime de son côté qu'ils peuvent aider "à mieux tenir compte des effets de l'hydrogène et à développer des systèmes de production, de stockage et de transport plus efficaces".