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Notre Système Solaire est-il une singularité ?

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4 scientifiques britanniques ont étudié les propriétés et les caractéristiques de cent systèmes solaires à l'intérieur desquels on a découvert l'existence d'une ou plusieurs exoplanètes. Ils ont également essayé de comprendre comme ces planètes se sont formées. Il en ressort que notre Système Solaire pourrait être fondamentalement différent de la majorité des systèmes planétaires existant autour d'autres étoiles de la Voie Lactée, tout simplement parce qu'il se serait formé différemment. Si c'est le cas, alors les planètes telluriques et similaires à la Terre sont donc assez rares dans l'Univers.

Notre système solaire. De gauche à droite : le Soleil, Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton.

Si l'on compare les caractéristiques de ces exoplanètes, on s'aperçoit qu'elles décrivent toutes une orbite fortement elliptique, voire ovale, autour de leur étoile parente. Dans notre Système Solaire, les orbites des planètes sont pour ainsi dire circulaires, à l'exception de Pluton, dont la véritable nature reste à découvrir. Les exoplanètes découvertes jusqu'à aujourd'hui sont des planètes semblables à Jupiter de par leur nature mais beaucoup plus massives. Elles évoluent à des distances guère éloignées de leur soleil, au contraire des quatre planètes gazeuses du Système Solaire qui se situent très éloignées du Soleil.

Pour ces scientifiques, deux interprétations sont possibles pour expliquer ce phénomène. Le plus intrigant est que des planètes peuvent s'être constituées par plus d'un mécanisme et le fait que les astronomes aient prétendu jusqu'ici que toutes les planètes étaient formées fondamentalement de la même manière est une erreur. Or, selon nos connaissances de la formation des planètes, acquises à partir de l'observation de notre propre environnement, les planètes géantes gazeuses se forment autour d'un noyaux rocheux et utilisent ensuite leur formidable pouvoir gravitationnel pour attirer de grandes quantités de gaz constituants. Quant aux noyaux rocheux proches de l'étoile parent, ils ne peuvent pas acquérir de gaz car l'environnement est trop chaud.

Parmi les théories alternatives avancées, la plus populaire veut que les planètes géantes soient susceptibles de se former directement par effondrement gravitationnel. Dans ce scénario, les noyaux rocheux à partir duquel une planète similaire à la Terre peut se former, n'ont aucune chance d'exister. Si cette théorie s'applique à tous les systèmes solaires détectés jusqu'ici alors aucun d'entre eux ne peut abriter une planète tellurique.

Toutefois, les scientifiques veulent rester optimistes. Leurs travaux ne porte que sur des observations récentes et concrètes. Or, nos moyens terrestres et spatiaux ne nous permettent pas encore de détecter et d'observer des exoplanètes organisées comme dans notre Système Solaire. D'ici 5 années, les astronomes disposeront d'instruments suffisamment puissants pour les détecter, si jamais ils existent.

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