La Russie pourrait venir au secours d’ExoMars 2016, affirme l'Esa, en assurant le lancement de la sonde par une fusée Proton. En échange, l'agence spatiale russe participerait à la charge utile scientifique de cette mission martienne ambitieuse, dont la Nasa se désengage en partie.

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Il y a quelques semaines, l'avenir de la mission ExoMars 2016, composée de l'orbiteur Trace Gas et d'un atterrisseur de 600 kilos, était fortement compromis après la décision de la NasaNasa de réduire la voilure. Pour éviter son abandon, l'Esa avait proposé à la Russie d'y participer et l'accord de principe a été donné.

Encore sous le choc de la perte de la mission Phobos-Grunt, l'Agence spatiale russe, Roscosmos, s'est dite prête à fournir un lanceurlanceur Proton en échange d'une participation à la charge utile scientifique (qui pourrait prendre la forme d'une fourniture d'un instrument), voire d'être associée de près au retour scientifique de la mission.

C'est évidemment une bonne nouvelle pour l'équipe européenne d'ExoMarsExoMars 2016, plongée dans l'expectative depuis le retrait de la Nasa en raison de difficultés financières. L'arrivée de la Russie dans le projet est d'autant plus la bienvenue que le budget 2012 de la Nasa, récemment adopté, sauve le télescope spatial James Webb mais ne laisse guère de chance à la mission ExoMars 2016.

La participation de la Russie et l'engagement de la Nasa dans cette mission seront définitivement scellés en février 2012, date à laquelle on ne pourra plus tergiverser, au risque de rater la fenêtrefenêtre de lancement de 2016 si on décide à construire ExoMars 2016.