Une image d'artiste de la retombée (contrôlée) d'un module européen de l'ATV, à l'issue de sa mission de ravitaillement de l'ISS. © ESA

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Avant Tiangong-1, l'angoisse de la retombée du satellite UARS

ActualitéClassé sous :Astronautique , satellite , UARS

En ce mois de mars, les questionnements se multiplient autour de la retombée de la petite station orbitale chinoise, Tiangong-1, qui doit avoir lieu en avril 2018. Est-elle sous contrôle ou pas ? Oui, affirment les spécialistes chinois, comme nous l'indiquions en janvier. Peut-être pas, estiment des observateurs. L'angoisse de la retombée n'est pas nouvelle. En septembre 2011, nous évoquions celle du satellite UARS, de la Nasa. Dix jours après cet article, l'agence spatiale américaine annonçait que l'engin toucherait le Pacifique sud le lendemain.

Article publié le 22 septembre 2011

Lancé en 1991 pour étudier l'atmosphère, notamment la couche d'ozone, et mis à la retraite en décembre 2005, le satellite UARS a depuis longtemps commencé à ralentir et descend inexorablement. Dans les heures qui viennent, il rencontrera les hautes couches de l'atmosphère et chutera vers le sol. Sa température montera très vite tandis qu'il commencera à se disloquer. L'essentiel de sa masse se consumera et si des yeux sont là pour regarder, ils verront sans doute un ou plusieurs bolides.

Selon la Nasa, 26 éléments, totalisant un peu plus de 500 kilogrammes, peuvent résister et parvenir jusqu'au sol. Mais quand et où ? Les dernières estimations situent l'entrée dans l'atmosphère « vendredi 23 dans l'après-midi » en EDT, c'est-à-dire en Eastern Daylight Time, décalé de quatre heures par rapport au temps universel (TU-4) et de six par rapport à l'heure française d'été (TU+2). Pour l'Europe, l'estimation est donc vendredi soir.

Vue d’artiste du satellite UARS (Upper Atmosphere Research Satellite), un engin de 6 tonnes qui a permis de mieux comprendre la stratosphère. © Nasa

Les manchots ne risquent rien

Quant à prédire où, la Nasa promet de le préciser avant la chute mais pour l'instant, l'incertitude est totale. L'orbite d'UARS est inclinée à 57° par rapport à l'équateur et la pénétration dans l'atmosphère peut avoir lieu en un point quelconque de cette orbite. Conclusion simple : les débris tomberont quelque part entre 57° de latitude nord et 57° sud. La limite nord passe par le Canada, l'Écosse, le Danemark et le Kamtchatka. La limite sud déborde le cap Horn, le cap de Bonne Espérance et les Kerguelen. La plupart des pays du monde sont donc concernés.

Mais le risque est très faible qu'un morceau tombe sur la tête d'un humain. La Nasa fait remarquer qu'un tel accident n'est jamais arrivé, alors que des débris d’engins spatiaux tombent à un rythme hebdomadaire. En Irlande (située tout près de la limite nord), les bookmakers ont commencé à prendre les paris sur le lieu de chute. Un coup d'œil sur une mappemonde montre que l'endroit le plus probable, puisque le plus vaste, est l'océan Pacifique. Alors plouf ou crash ? Réponse demain.

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