Représentation d'un astéroïde dans l'environnement de la Terre. © P. Carril, ESA
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La menace que cet astéroïde s’écrase sur Terre en 2023 est écartée

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Un astéroïde découvert au début de l'année 2022, qui devait potentiellement entrer en collision avec notre Planète, ne s'écrasera pas sur nous. Un organisme de détection des objets proches de la Terre a ainsi indiqué que l'astéroïde l'éviterait.

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L'année 2023 ne sonnera pas le glas de l'humanité pour cause de chute d'astéroïdes. Une équipe de chercheurs du Near-Earth Object Coordination Centre (NEOCC, Centre de coordination des objets géocroiseurs, en français) a annoncé que l'astéroïde 2022 AE1 ne viendra pas percuter la Terre en 2023. L'astéroïde, découvert au début de l'année 2022, pouvait potentiellement s'écraser sur la planète en juillet 2023, mais les doutes concernant une possible collision ont été balayés par la NEOCC, affiliée à l'Agence spatiale européenne (ESA).

L'astéroïde 2022 AE1 (orbite blanche) devait possiblement percuter la Terre (orbite bleue) en 2023. Finalement, l'objet passera à 10 millions de kilomètres de la planète. © Nasa, JPL-Caltech

Assez puissant pour détruire une ville 

Découvert le 6 janvier 2022, 2022 AE1 mesure 70 mètres de diamètre, soit la hauteur d'un immeuble de plus de 20 étages. Rapidement, l'astéroïde dit géocroiseur a été classé à 1 sur 10 sur l'échelle de Turin, référentiel déterminant le niveau de dangerosité de météorites pouvant s'écraser sur Terre. Le niveau 1 représente l'un des plus faibles paliers de risques, mais les chercheurs du NOECC n'excluaient pas qu'un tel évènement se produise, pointant notamment la proximité de l'objet, alors repéré à 1,3 million de kilomètres de notre Planète. L'astronome Marco Michelo, officiant à l'ESA, expliquait alors à Space.com que 2022 AE1 était l'objet le plus « risqué » qu'il ait observé ces dix dernières années.

Un astéroïde de cette envergure, se déplaçant à une vitesse moyenne de 20 kilomètres par seconde, pourrait provoquer une catastrophe équivalente à l'impact de la Toungouska. En 1908, la chute d'une météorite en Sibérie avait provoqué la destruction d'une forêt sur des dizaines de kilomètres, libérant une énergie similaire à 1.000 fois l'explosion de la bombe nucléaire Little Boy larguée sur Hiroshima. Dans le cadre d'un impact potentiel de 2022 AE1, ce dernier pourrait facilement oblitérer une ville de la taille de Paris. Le site de simulation Astéroïde Collision permet ainsi de visualiser l'étendue des dégâts que le météore aurait pu provoquer, rasant intégralement le centre de la capitale, le souffle atteignant même la banlieue lointaine.

Un astéroïde de la taille de 2022 AE1, d'un diamètre de 70 mètres, pourrait provoquer d'importants dégâts et même détruire des villes entières. © Asteroid Collision Map

Fort heureusement, les scientifiques ont constaté un changement dans la trajectoire de 2022 AE1, entraînant un ajustement des calculs. Si l'objet reste dans un environnement relativement proche de la Terre, il ne frôlera pas la Planète bleue en juillet 2023 mais passera à environ 10 millions de kilomètres de nous, écartant tout risque de collision.

Les géocroiseurs en constante surveillance 

Pas de scénario à la Don't Look Up pour 2023, bien que les astronomes de la NEOCC aient confié que si l'astéroïde se dirigeait vers la Terre, les agences spatiales auraient manqué de temps pour le dévier. Les astéroïdes et notamment les objets proches de la Terre font l'objet d'une surveillance constante par les diverses agences spatiales. La Nasa avait annoncé en décembre la modernisation d'un algorithme de traçage des astéroïdes géocroiseurs, Sentry-II. Grâce à cette technologie, l'agence spatiale américaine garde ainsi un œil vigilant sur les 28.000 astéroïdes gravitant autour de la Terre. 

La Nasa comptabilise près de 28.000 astéroïdes dans le voisinage de la Terre. © Nasa, JPL-Caltech

En parallèle, d'autres missions sont élaborées pour parer à un éventuel scénario catastrophe : en novembre 2021, la Nasa lançait la mission Dart, emportant une sonde chargée de dévier un astéroïde, Dimorphos, en septembre 2022. Dart permettra ainsi d'analyser quelles sont les capacités de déviation offertes par de telles opérations.

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