Santé

Médecine antique : le cerveau humain vu par les Grecs et les Romains

Dossier - La découverte du cerveau à travers les âges
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Le cerveau est l'organe de notre corps chargé de la perception et de l'interprétation du monde extérieur. Il est composé d'une myriade de cellules nerveuses, appelées neurones, qui forment un réseau de connexions extrêmement efficace.

  
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Il semble que nos ancêtres aient eu quelques divergences quant à la fonction première du cerveau. Si Hippocrate (460-379 av. J.-C.) pensait, à juste titre, que le cerveau était le centre des sensations et le site de l'intelligence, Aristote (384-322 av. J.-C.) croyait, quant à lui, que le cœur était le centre de l'intellect.

Durant l'Antiquité, le cerveau n'était vu comme rien de plus qu'une machine thermique qui servait à refroidir le sang surchauffé par les émotions ressenties par le cœur.

Cerveau humain. © Ramcreations, Shutterstock

Hérophile, Galien et la théorie des humeurs

Hérophile, considéré comme le père de l'anatomie, remarqua au cours de ses dissections que chaque région du corps était connectée à la moelle épinière par des nerfs spinaux distincts, dont il traça le parcours.

Galien (130-200 ap. J.-C.), à la fois gladiateur et médecin suivant les traces d'Hippocrate, nota que le cerveau était formé de deux parties distinctes : l'encéphale, responsable des sensations et le cervelet qui semblait commander les muscles.

Galien fut également le précurseur de la théorie des « humeurs aqueuses » : selon lui, les nerfs étaient des tubes creux dans lesquels quatre types de fluides pouvaient circuler. Les sensations et les mouvements résultaient d'un judicieux mélange de ces quatre humeurs qui circulaient notamment au sein du cerveau dans des cavités appelées « ventricules ».