Finalement, ce furent les expériences du neurologue français Paul Broca au milieu du XIXe siècle qui permirent de convaincre les scientifiques que les différentes fonctions du cerveaucerveau étaient localisées anatomiquement.

Lobes droit et gauche du cerveau. © Nerthuz, Shutterstock

Lobes droit et gauche du cerveau. © Nerthuz, Shutterstock

<br />Paul Broca (1824-1880). C'est en étudiant le cerveau d'un homme ayant perdu l'usage de la parole après une lésion cérébrale que Broca fut convaincu que les différentes fonctions cérébrales pouvaient siéger dans des régions particulières du cerveau. © Clarke et O'Malley, 1968, Fig. 121


Paul Broca (1824-1880). C'est en étudiant le cerveau d'un homme ayant perdu l'usage de la parole après une lésion cérébrale que Broca fut convaincu que les différentes fonctions cérébrales pouvaient siéger dans des régions particulières du cerveau. © Clarke et O'Malley, 1968, Fig. 121

Broca décrivit le cas d'un de ses patients qui comprenait le langage mais qui ne pouvait pas parler. À la mort de son patient, Broca découvrit une petite lésion dans une région spécifique du cerveau et il en conclut que la production du langage devait être intimement liée à cette partie.

Plusieurs expériences effectuées sur des animaux vinrent renforcer cette nouvelle vision.

<br />Photographie du cerveau à partir duquel Broca établit la théorie de la localisation des fonctions cérébrales. Ce cerveau est celui du patient ayant perdu l'usage de la parole avant son décès en 1861. La lésion qui produit ce genre de déficit est identifiée par un cercle. © Corsi, 1991, Fig. III. 4


Photographie du cerveau à partir duquel Broca établit la théorie de la localisation des fonctions cérébrales. Ce cerveau est celui du patient ayant perdu l'usage de la parole avant son décès en 1861. La lésion qui produit ce genre de déficit est identifiée par un cercle. © Corsi, 1991, Fig. III. 4

Charles Darwin : un ancêtre commun pour notre cerveau 

À la même époque, le biologiste anglais Charles DarwinCharles Darwin élaborait sa théorie sur l'origine des espècesespèces et la survie selon le principe de sélection naturellesélection naturelle. Sa théorie allait ouvrir de nouvelles perspectives concernant les recherches expérimentales sur le cerveau : il était dès lors possible de se fier à des modèles animaux qui pouvaient, ensuite, être extrapolés à l'Homme.

L'idée sous-jacente est que les fonctions et la structure du cerveau dérivent d'un même ancêtre communancêtre commun, donc qu'il y a des traits caractéristiques qui se retrouvent d'une espèce à l'autre ; alors que les différences sont le produit de l'adaptation de chaque espèce à son environnement naturel.

Les figures et légendes ci-dessous sont tirées du livre Neurosciences. À la découverte du cerveau. Avec l'aimable autorisation des auteurs : M.F. Bear, B.W. Connors, et M.A. Paradiso.