Santé

Candida albicans et l'équilibre de la flore vaginale

Dossier - La mycose vaginale, une infection bénigne mais désagréable
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La mycose vaginale est une infection courante due à une perturbation de la flore vaginale. Si les épisodes de mycoses peuvent être fréquents chez la femme, ils sont la plupart du temps sans danger. Brûlures, démangeaisons, irritations : la gêne occasionnée n'en reste pas moins pénible au quotidien. Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur la mycose vaginale et comment s'en prémunir dans notre dossier.

  
DossiersLa mycose vaginale, une infection bénigne mais désagréable
 

La flore vaginale comprend des lactobacilles et peut aussi contenir naturellement des champignons Candida albicans. Mais, si l'équilibre entre les espèces microbiennes est rompu, la mycose vaginale peut s'installer.

Tout comme d'autres cavités corporelles (intestin, bouche), le vagin est normalement habité par des micro-organismes. Parmi ces bactéries se trouvent principalement des lactobacilles qui protègent la muqueuse des agents pathogènes venant de l'extérieur, mais aussi des levures Candida albicans. D'autres micro-organismes peuvent être présents dans la flore vaginale. Ils sont considérés comme inoffensifs s'ils restent en quantités négligeables.

Les lactobacilles limitent les infections vaginales

Les lactobacilles empêchent l'adhésion de micro-organismes sur les parois du vagin et limitent ainsi les infections. Ces bactéries peuvent aussi libérer des molécules contre des agents pathogènes. La quantité de lactobacilles présents dans le vagin peut varier en fonction des hormones (œstrogènes), et donc en fonction de l'âge et du cycle féminin. La flore vaginale joue donc un rôle protecteur puisqu'elle limite l'entrée de pathogènes dans l'organisme. Si elle est perturbée, l'organisme se défend moins bien.

Candida albicans, le champignon impliqué dans la mycose vaginale

Candida albicans est une levure unicellulaire qui se développe en milieu acide aérobie et se nourrit de glucides. Elle se trouve normalement en faibles concentrations dans le tube digestif et le vagin et cohabite avec les autres espèces présentes. À l'état pathogène, il y a une transition vers une forme de pseudofilaments. Si le champignon naturellement présent dans la flore vaginale prolifère exagérément, il provoque une mycose.

La levure Candida albicans est responsable de la majorité des mycoses vaginales. ©AJ Cann, Flickr, CC by-nc-sa 2.0

Les autres espèces de Candida

Il existe des dizaines d'espèces de Candida. À côté de Candida albicans, le plus souvent impliqué dans les mycoses, se trouvent plus rarement C. glabrata (Torulopsis glabrata), C. tropicalisC. parapsilosis et C. kruseiTorulopsis glabrata est une levure qui peut résister à certains traitements.

Les vaginoses peuvent être associées à d'autres infections que des mycoses telles que celles provoquées par Gardnerella vaginalis (causant une vaginite fréquente) ou Chlamydia trachomatis (qui fait partie des infections sexuellement transmissibles).

Les candidoses existent aussi sous d'autres formes : au niveau de la bouche (muguet), de la peau dans des zones de transpiration (plis cutanés, espaces entre les doigts), au niveau des ongles... Les personnes immunodéprimées sont à risque de mycose généralisée, ce qui peut compromettre leur pronostic vital.