Une équipe de scientifiques de l'université de Géorgie aux États-Unis a réussi à éditer le génomegénome de reptilesreptiles pour la première fois grâce aux ciseaux génétiquesgénétiques CRISPR-Cas9, créant des mini-lézards albinos. La manipulation pourrait améliorer notre compréhension des problèmes de vue chez les humains atteints d'albinismealbinisme, espèrent les chercheurs.

Ashley Rasys, doctorante de l'université de Géorgie, avec un lézard albinos. © Doug Menke - <em>The University of Georgia</em>/AFP
Ashley Rasys, doctorante de l'université de Géorgie, avec un lézard albinos. © Doug Menke - The University of Georgia/AFP

L'outil CRISPR-Cas9 est généralement utilisé sur des ovocytesovocytes fécondés, mais la technique est difficile à appliquer aux animaux qui pondent des œufs. Chez les reptiles, il est difficile de savoir exactement quand un œuf est fécondé, car la femelle conserve le spermesperme du mâle pendant une relativement longue période avant la fécondationfécondation. Si on injecte CRISPR trop tôt, il risque d'être gâché. Si on le fait trop tard, l'embryonembryon aura trop grandi et sa membrane sera devenue trop dure pour être percée sans danger. Les chercheurs se sont en revanche aperçus que la membrane transparente des ovairesovaires leur permettait de voir les ovocytes qui allaient bientôt être fécondés. Ils ont injecté CRISPRCRISPR juste avant la fécondation, avec succès. La suppression du gènegène de la tyrosinase visé provoque l'albinisme mais sans tuer l'animal. « Si on voit un bébé lézard albinos, on sait que cela a marché », dit à l'AFP Doug Menke, coauteur de l'étude publiée dans la revue Cell Press. Les chercheurs espèrent apprendre comment le gène affecte le développement de la rétinerétine.