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Odyssée sibérienne : déjà 11 jours depuis le départ

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Futura-Sciences a décidé de vous faire suivre pendant plusieurs mois l'évolution du parcours de Nicolas Vanier, écrivain, réalisateur de films comme "Le dernier trappeur", scénariste et acteur, lors de la grande Odysée Sibérienne.

Le départ © Thibaut Branquart - Toutes reproductions interdites.

Nicolas Vanier vient de se lancer un nouveau défi en parcourant plus de 8000 km de montagne, de taïga et de toundra, avec ses dix chiens ils vont progresser à raison de plus de 80 km par 24 heures sur une piste éphémère tracée une semaine avant son passage par des sibériens, trappeurs, éleveurs de rennes menés par une équipe Franco-Russe qui se relayera d'un village à l'autre, d'un campement à un autre depuis Irkoutsk jusqu'à Moscou. L'arrivée est prévue fin Mars.

Nicolas Vanier : le départ a eu lieu il y a déjà 11 jours et il fait froid, très froid : -35° ! Mais la neige se fait désirer. On a beau scruter le ciel, les flocons ne tombent toujours pas.

Depuis le départ du lac Baïkal, nous lui courons après. Deux jours d'arrêt à Orlic, un joli village bouriate composé de maisons traditionnelles en bois. Chaque maison est signalée dans le ciel par une petite colonne de fumée. Normal, ici on ne se chauffe qu'au bois. Savez-vous qu'avec 2 bûches, on peut tenir toute une journée uniquement parce que les maisons sont extrêmement bien isolées.

Costumes typiques © Thierry Malty - Toutes reproductions interdites.

Grosse discussion autour du tracé de la piste avec toute l'équipe. Les pisteurs ont rebroussé chemin, car le grand Iennissey n'est pas encore assez gelé à l'endroit des 12 rapides, la partie la plus dangereuse. Plus loin, la rivière est gelée, mais de manière trop abrasive pour les pattes des chiens. Il faut donc modifier le tracé de l'Odyssée. Il risque de passer au travers avec le traîneau.

Les dix chiens © Thierry Malty - Toutes reproductions interdites.

Heureusement qu'on a prévu plusieurs tracés.... C'est grâce au travail que l'équipe de reconnaissance a réalisé l'été dernier pendant 2 mois. Pierre et Patricia ont sillonné les pistes éventuelles, sont entrés en contact avec les populations locales ainsi que les administrations. Un long travail de préparation qui doit porter ses fruits aujourd'hui. Mais si l'on change de tracé, il faut envisager de modifier tous les dépôts de nourriture des chiens.

Le moral en prend un coup tout de même : la neige se fait toujours attendre. Alors on essaie de joindre tous azimuts les météorologues, les routeurs... Même de Paris, on essaie de joindre des spécialistes. La neige va-t-elle arriver ?

Dimanche 11 décembre : enfin il a neigé ! Nicolas part à l'attaque des Monts Sayan. La grande aventure commence : il décide de partir tout seul en laissant les pisteurs sur place, ceux-ci n'ayant pu passer le col. La piste n'est donc pas dessinée. Il a passé le col de Choigan, à la frontière Bouriatie-Touva, avec 1 mètre de poudreuse. Les chiens étaient tout excités, ils commencent à donner vraiment d'eux-mêmes. Ils sont enfin dans leur élément. « Hardis, petits ! ».

Il avance, animé par sa passion, à l'unisson avec les chiens. Gao mène l'attelage, fort de son rôle. Il obéit à la voix de son musher. La cohésion est totale. Objectif : TOORA KHEM.

Il longe les sources d'Issuk-Kul, la rivière Soroug jusqu'au poste du parc Azas. L'obsession est de rattraper le retard dû au manque de neige lors du départ. Normalement, elle est déjà bien dense sur une bonne couche de glace.

Le traineau © Thierry Malty - Toutes reproductions interdites .

A bientôt pour la suite de l'aventure....

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