Manger du chocolat est une source de plaisir. © kegfire, Fotolia

Santé

Courir ou manger du chocolat : ce sont les récepteurs cannabinoïdes qui décident

ActualitéClassé sous :Sport , Chocolat , récepteur CB1

Qu'est-ce qui peut nous motiver à faire du sport plutôt qu'à manger des douceurs ? Des chercheurs révèlent que les récepteurs cannabinoïdes CB1 jouent un rôle primordial dans le choix entre courir et consommer une nourriture chocolatée.

La sédentarité est un facteur de risque pour de nombreuses pathologies. En 2015, une étude avait montré que l'inactivité physique tuait plus que l'obésité en Europe ! Souvent, nous manquons de motivation pour faire du sport, en dépit des bénéfices qu'il apporte pour notre santé. Comment expliquer du point de vue neurologique que nous préférions souvent une barre chocolatée - qui va faire grossir -  à une course à pied qui nous maintiendra en forme ?

Pour le savoir, des chercheurs de l'Inserm et du CNRS ont travaillé sur des récepteurs présents sur certains neurones du cerveau, les récepteurs cannabinoïdes CB1. Ces récepteurs du système endocannabinoïde sont sensibles aux substances actives du cannabis. Or les récepteurs CB1 sont présents sur des neurones impliqués dans la performance sportive chez la souris.  

Les récepteurs CB1 contrôlent la motivation à l’exercice

Dans cette recherche parue dans la revue JCI Insight, les chercheurs ont étudié un modèle de souris pour l'exercice physique, avec une roue dans laquelle les animaux peuvent courir. Les chercheurs ont montré grâce à ce modèle que les récepteurs CB1 jouent un rôle dans la motivation à pratiquer une activité physique. En utilisant des souris génétiquement modifiées, ils ont aussi prouvé que « ces récepteurs CB1 contrôlant la motivation pour l'exercice sont localisés sur des neurones GABAergiques », explique un communiqué de l’Inserm.

Or les récepteurs CB1 jouent aussi un rôle dans la motivation pour des récompenses alimentaires, comme du chocolat. Mais les récepteurs CB1 présents sur les neurones GABAergiques ne contrôlent que la motivation pour l'effort et non pour la nourriture chocolatée. Ces travaux peuvent permettre de mieux comprendre certaines pathologies alimentaires, comme l'anorexie où le patient a tendance à se désintéresser de la nourriture et préférer l'activité physique.

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