La consommation d'un verre de vin quotidien serait non seulement sans danger pour le foie mais en plus pourrait lui être bénéfique en diminuant la prévalence de certaines maladies non alcooliques hépatiques (non-alcoholic fatty liver disease, NAFLD).
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Des chercheurs de l'University of California à San Diego bouleversent les idées reçues et mettent en évidence un rôle protecteur potentiel du vin vis-à-vis de certaines maladies non alcooliques hépatiques de type stéatose, stéatohépatite non alcooliquestéatohépatite non alcoolique, ou encore cirrhosecirrhose. Ces différentes maladies touchant des personnes qui ne boivent pas ou très peu d'alcoolalcool sont caractérisées par une accumulation de graisse dans les hépatocytes. Dans la stéatose simple, les graisses s'accumulent à l'intérieur du foiefoie, habituellement sans causer de dommage aux cellules hépatiques. La stéatohépatite non alcoolique est une affection plus grave, car l'inflammationinflammation et la croissance des tissus à l'intérieur du foie peuvent mener à de la cirrhose, à des cicatricescicatrices hépatiques ou au cancer du foiecancer du foie.

De nombreuses études ont montré qu'une consommation modeste d'alcool réduisait les risques de maladies cardiovasculairesmaladies cardiovasculaires. Cependant aucune étude n'avait montré jusqu'à présent de lien entre la consommation de vin et les maladies non alcooliques du foie. Cette étude inclut 12000 participants de la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES) menée par le CDCCDC (Center for Disease Control and Prevention) dont 7211 ne consommant pas d'alcool et 4543 étant des consommateurs modérés. Une consommation d'alcool modérée est définie par la limite d'une boisson par jour (120 ml de vin, 360 ml de bière ou 30 ml de liqueur). La présence d'une maladie non alcoolique du foie est détectée par un dosagedosage de l'alaninealanine aminotransférase sérique, une enzymeenzyme présente dans les cellules cardiaques et hépatiques, relarguée dans le sang en cas de lésions d'un des deux organes.

Cette étude montre que le risque de développer une maladie non alcoolique du foie est diminué de moitié chez des individus qui consomment jusqu'à un verre de vin par jour, comparé à des personnes qui ne boivent pas d'alcool. En revanche les consommateurs de bière ou liqueur ont 4 fois plus de risque de développer ces maladies que des consommateurs de vin. Ces résultats restent constants après les ajustements dus aux différents facteurs ayant un impact sur la santé (régime, activité physiquephysique, indice de masse corporelleindice de masse corporelle....).

La conclusion de cette étude est que la consommation modérée de vin est associée à une diminution du risque de développer une maladie non alcoolique du foie. Il est toutefois rappelé par les auteurs que les résultats de cette étude ne sont pas applicables aux personnes ayant déjà développé une maladie hépatique (qui ne doivent plus du tout boire d'alcool) et que cette étude n'a pas vocation à pousser à la consommation.

Ces résultats n'ayant été obtenus qu'avec le vin et non pas avec la bière et autres liqueurs, des études supplémentaires devront déterminer si les bénéfices sont dus aux composants alcooliques ou non alcooliques du vin.

Par Camille Arnaud, [email protected] - Mireille Guyader, [email protected]

BE Etats-Unis numéro 125 (30/05/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - www.bulletins-electroniques.com/actualites/54817.htm