Santé

Maladie coronaire : l'étude Beautiful confirme l'intérêt de l'ivabradine

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Présentés récemment à Munich, les résultats de l'étude Beautiful constituent selon ses auteurs, une « avancée » dans la prise en charge de ces malades. En France, 1,3 million de patients sont potentiellement concernés. Au passage, un médicament connu, l'ivabradine, se révèle comme un excellent traitement de l'angine de poitrine.

Mesurer son rythme cardiaque : un geste simple pour vérifier sa forme. L'index est à deux centimètres du poignet et appuie entre les tendons. Comptez pendant 30 secondes et multipliez par deux. © Etude Beautiful

Trois ans de suivi, 11.000 patients coronariens répartis dans 33 pays : la vaste étude Beautiful (morBidity-mortality EvAlUaTion of the IF inhibitor ivabradine in patients with CAD and left ventricULar dysfunction) vient de se terminer et fait le point sur les maladies coronaires et leurs prises en charge. On peut en retenir, notamment, une mauvaise et une bonne nouvelle... La mauvaise, c'est qu'une fréquence cardiaque (FC) supérieure à 70 battements par minute] (bpm) chez des malades ayant déjà eu un infarctus ou une angine de poitrine augmente leur risque de mort cardiovasculaire de 34%, de nouvel infarctus de 46% et d'insuffisance cardiaque de 56% ! Tout cela, en comparaison de malades qui ont une FC de repos inférieure à 70 bpm.

En revanche, la bonne nouvelle vient de ce qu'un traitement utilisé depuis 2005 dans la prise en charge de l'angor stable chronique (ou angine de poitrine), l'ivabradine (Procoralan de son commercial), permettrait selon cette étude, de diminuer d'un tiers (36%) le risque de nouvel infarctus (fatal ou non). Parce qu'il réduit la fréquence cardiaque.

Pour le Pr Kim Fox, président du Comité exécutif de l'étude, « l'ivabradine est connue comme un puissant anti-ischémique. Avec les résultats de cette étude, elle devient le premier traitement anti-angoreux à montrer une réduction des infarctus du myocarde et des revascularisations. Et tout cela, avec un excellent profil de tolérance, même en association avec d'autres médicaments ». Une tolérance qui s'expliquerait notamment par un mode d'action très spécifique, centré exclusivement sur les cellules du nœud sinusal, le chef d'orchestre des battements cardiaques.

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