Face à l’anorexie mentale, le corps médical est souvent impuissant. Selon des chercheurs allemands, la psychothérapie serait une méthode efficace pour diriger les patients vers le droit chemin et leur permettre de reprendre du poids.
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L'anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire (TCA) qui se traduit par un poids insuffisant pour se maintenir en bonne santé. Les personnes atteintes, principalement des adolescentes, sont obsédées par les kilos et luttent contre la faim pour éviter d'en prendre. Cette pathologiepathologie a des origines complexes, au carrefour de facteurs familiaux, sociaux, génétiquesgénétiques et psychologiques.

La malnutrition a des effets pervers importants : perte de cheveux, fatigue, malaise, sensation de froid, etc. Une fois la maladie déclenchée, les chances de s'en sortir indemne sont assez faibles. Selon les spécialistes, seul un tiers des patients va vers une rémissionrémission. Les autres conservent des symptômessymptômes invalidants ou succombent de complications (suicide, dénutrition, etc.).

L'anorexie mentale est une maladie qui frappe souvent les femmes, à partir de l'adolescence. L'image que la patiente a d’elle-même est déformée, et ne reflète pas la réalité. © KairosOfTyre, Flickr, by nc sa 2.0

L'anorexie mentale est une maladie qui frappe souvent les femmes, à partir de l'adolescence. L'image que la patiente a d’elle-même est déformée, et ne reflète pas la réalité. © KairosOfTyre, Flickr, by nc sa 2.0

Les personnes chez qui l'anorexie mentale a été diagnostiquée peuvent être intégrées dans un programme de suivi psychologique. Des chercheurs allemands des universités de Tübingen et d'Heidelberg se sont questionnés sur l'efficacité de ce mode de traitement. Leurs résultats, publiés dans la revue The Lancet, sont plutôt positifs.

Une prise de poids qui continue après l’arrêt des psychothérapies

Pour cette étude, les chercheurs ont observé l'évolution de 242 patientes suivies par psychothérapie pendant 10 mois. Elles ont été réparties en trois groupes, chacun traité par une méthode différente : la thérapiethérapie psychodynamique focale destinée à diminuer l'influence du stress de la vie quotidienne sur les émotions, la thérapie cognitivocomportementale qui s'attache à normaliser le comportement alimentaire en se focalisant sur les troubles de l'alimentation, et enfin la psychothérapie classique.

Les résultats montrent une réussite globale de ces thérapies. En effet, même après le traitement, les patientes continuaient de reprendre du poids. En moyenne, cette prise de poids a été de 3,8 kilos depuis le début de la prise en charge et jusqu'à un an après la fin des thérapies. Les deux premiers types de psychothérapies ont mieux fonctionné que la thérapie classique, et ont nécessité moins d'hospitalisations.

Les auteurs concluent donc au succès des psychothérapies dans le traitement de l'anorexieanorexie mentale. Selon eux, elles offrent aux malades une vraie chance de guérir et de reprendre une vie normale. Il reste cependant de nombreux obstacles à franchir pour comprendre et venir à bout de ce trouble alimentaire complexe.