En affectant les protéines responsables de la croissance des cheveux, la pollution de l’air pourrait nous rendre chauves, expliquent des chercheurs venus de Corée du Sud. © Pixel-shot, Adobe Stock

Santé

La pollution de l’air nous ferait perdre nos cheveux

ActualitéClassé sous :Cheveux , perte des cheveux , chauve

Les plus grands experts en dermatologie sont actuellement réunis en congrès à Madrid. L'occasion pour une équipe de chercheurs d'avancer que la pollution de l'air pourrait être à l'origine de perte de cheveux chez les êtres humains. 

Aujourd'hui, le lien entre la pollution de l’air et certains cancers ou d'autres maladies graves est bien établi. Il n'existe en revanche encore qu'une quantité limitée de travaux portant sur les effets de cette pollution sur la peau ou sur les cheveux. Mais des chercheurs du Future Science Research Centre (Corée du Sud) avancent aujourd'hui qu'elle pourrait être responsable de la chute de nos cheveux.

Pour en arriver à cette conclusion, ils ont étudié des cellules du cuir chevelu humain que les spécialistes appellent les cellules dermiques de la papille. Elles rattachent le follicule à la tête et contrôlent la croissance du cheveu. Leurs protéines portent en effet des ordres de démarrage, d'entretien et de fin de pousse.

Les experts estiment que la pollution de l’air tue environ 4,2 millions de personnes par an. Des chercheurs se sont aujourd’hui intéressés à ses effets sur nos cheveux. © Foto-Rabe, Pixabay License

Des protéines essentielles touchées

En exposant ces cellules à diverses concentrations de particules fines, ils ont découvert que les niveaux de β caténine, la protéine responsable du déclenchement de la croissance des cheveux, chutaient en présence de PM10 - des particules au diamètre inférieur à 10 micromètres - et de particules diesel.

Les niveaux de trois autres protéines responsables de la croissance des cheveux et de leur rétention - la cycline D1, la cycline E et la CDK2 - étaient également diminués après exposition aux particules de type PM10 et aux particules de diesel. Le tout de manière dépendant du niveau de pollution. Des résultats qui devront toutefois être confirmés par des travaux supplémentaires sur une population réelle et non sur des cellules en laboratoire.

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