En Europe, les tempêtes sont baptisées à partir de listes établies par des inconnus. © by-studio, Fotolia

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Noms des tempêtes : d'où viennent-ils ?

Question/RéponseClassé sous :météorologie , tempête , Institut allemand de météorologie

Petra, Dirk, Martin, Xynthia, Lothar, Klaus... Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce ne sont pas vraiment les météorologues qui choisissent les noms attribués aux tempêtes.

Les météorologues qualifient de tempêtes des zones étendues de vents violents. Ces vents approchent les 100 km/h dans les terres et les 120 km/h sur les côtes. Le terme sied alors également à la dépression qui est à l'origine de ces vents.

L'idée de baptiser les tempêtes est ancienne. Elle permet notamment de faciliter leur identification dans les messages d'alerte lancés auprès du grand public.

Noms de tempêtes : des règles établies

Depuis 1954, l'institut allemand de Météorologie (université de Berlin) baptise les tempêtes qui s'abattent sur le territoire européen.

Deux règles sont scrupuleusement respectées en la matière :

  • Les prénoms sont choisis annuellement par ordre alphabétique. Ainsi, la première tempête de l'année portera un prénom commençant par A, la deuxième, un prénom commençant par B, etc.
  • Des prénoms masculins sont désormais attribués les années impaires et des prénoms féminins les années paires. Jusqu'en 1979, toutes les tempêtes portaient des prénoms féminins... Notez que c'est l'inverse pour les anticyclones.
Sur Adopt a vortex, tout le monde peut baptiser une tempête à venir. © Adopt a vortex

Adoptez une tempête

Il est désormais possible, pour le grand public, de littéralement adopter une tempête. L'institut allemand de Météorologie a lancé un site à cet effet : Adopt a vortex, comprenez « Adoptez un tourbillon ». Pour vous payer une dépression, il vous faudra tout de même débourser 199 euros (299 euros pour un anticyclone). Oubliez les noms fantaisistes, les prénoms composés ou les noms de marques. Ils ne seront pas acceptés.

Ainsi, la tempête Marcel qui s'est abattue sur le sud-ouest de la France en février 2017 doit son nom à un illustre inconnu : Marcel Ziefle.

Qui baptise les autres tempêtes ?

La tâche de donner un nom à une tempête tropicale, un ouragan ou un cyclone incombe au National Hurricane Center, situé en Floride. La règle, dans ce cas, est d'alterner les prénoms masculins et féminins dans les listes. Six listes sont préétablies et reprises tous les six ans. Par exemple, les listes pour 2005, 2011 et 2017 sont donc identiques. Lorsque les dépressions s'avèrent trop meurtrières — comme ce fut le cas de l'ouragan Katrina —, leur nom est retiré de la liste et remplacé par un autre pour les années suivantes.

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