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Dossier - L'estocade aux sacs jetables
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Les sacs de caisse en plastique, non biodégradables, sont devenus les symboles insupportables d'une société de consommation dite du «Jetable » qui pour une utilisation minime met en danger toute la chaîne de la vie pendant des centaines d'années.

  
DossiersL'estocade aux sacs jetables
 

Depuis plusieurs années le sac jetable est décrié. Sous l'action des associations de protection de l'environnement et des consommateurs, et des pouvoirs publics, et la réaction des industriels et des distributeurs, le phénomène s'est accentué depuis un peu plus d'un an, et les alternatives, bonnes ou mauvaises, se sont développées.

Les sacs papier

S'il est vrai que les sacs en papier utilisent les stocks de vieux papiers et cartons, l'ensemble de son cycle de vie (de la production de matière à l'élimination en fin de vie) présente un coût environnemental non négligeable. En effet, pour un même service rendu (même volume de charge), le sac en papier a un impact environnemental supérieur à ceux du sac à usage unique pour de nombreux critères environnementaux (+14 % de consommation d'énergie,+ 240 % de consommation d'eau, + 82 % d'émission de gaz à effet de serre, + 83 % d'acidification atmosphérique, 150 % de production de déchets...). Ce bilan n'est donc pas si favorable, en particulier à cause de son usage unique.

Les sacs à durée de vie maîtrisée : EPI et Néosac

Ces nouveaux sacs fragmentables, abusivement appelés biodégradables, et ne répondant à aucunes normes (NF EN 13432) et certifications (OK Compost), sont fabriqués à partir de polyéthylène additivé. Cet additif, dont la composition est tenue secrète, permet la fragmentation du sac en micro-paillettes, voire en poudre, mais il ne s'agit pas d'une biodégradation aboutissant à une bio-assimilation. Le polyéthylène, matériau majoritaire de ces sacs (EPI et maintenant Néosac), disparaît de la vue, mais les déchets restent disséminés dans la nature. Ce sac, jetable qui se réduit en confettis de plastique est une fausse alternative au sac jetable classique. Ils ne peuvent en aucun cas constituer une solution durable. À proscrire !

  • Les sacs biodégradables

Les sacs véritablement biodégradables peuvent être issus de ressources renouvelables (en particulier l'amidon de maïs) ou de synthèse. Ces produits issus de ressources renouvelables ont déjà des débouchés intéressants notamment dans l'agriculture. Des cabas réutilisables biodégradables fabriqués à partir de ressources renouvelables sont une alternative possible au sac jetable. En cette période de raréfaction des ressources naturelles, et d'augmentation du prix du pétrole, l'utilisation de ressources renouvelables est plus que pertinente. Il faut, en outre, développer la filière compost, moins chère et beaucoup moins polluante que l'incinération. En magasin, les sacs biodégradables à usage unique pourraient remplacer pour les fruits, légumes et poissons les sacs plastique jetables.

Les sacs réutilisables

À partir du moment où elles sont réutilisées plusieurs fois (au moins 4), ces alternatives permettent véritablement de passer du jetable au durable. Le sac cabas est sur le long terme plus écologique (moins de matières premières, moins d'énergie et moins de déchets...). Il est évident que plus l'alternative durable va être utilisée, plus son bilan environnemental sera favorable. Même si le sac à usage unique est réutilisé comme sac-poubelle, le sac cabas reste de toute façon plus favorable s'il est réutilisé régulièrement. Le cabas est donc la solution durable.