Le coloris bicolore du tapir de Malaisie sert au camouflage. Elle casse la silhouette de l'animal, ce qui lui permet d'échapper aux prédateurs. On retrouve la même tonalité de couleurs chez le panda géant. © Patrick Straub

Planète

Tapir de Malaisie

DéfinitionClassé sous :zoologie , Taoiridé , cochon

Tapir de Malaisie (Desmaret, 1819) – Tapirus indicus

  • Ordre : Perissodactyla
  • Famille : Tapiridae
  • Genre : Tapirus
  • Taille : 1,80 à 2,40 m, hauteur au garrot de 0,90 à 1,05 m
  • Poids : 250 à 320 kg
  • Longévité : 25 à 30 ans

Statut de conservation UICN : EN, En voie de disparition

Description du tapir de Malaisie

Le tapir de Malaisie, ou tapir à chabraque, est le seul représentant asiatique de la famille des tapiridés. Il se distingue nettement des autres par son aspect. En effet, il est bicolore. La tête, les épaules, le ventre et les pattes sont noirs, alors que le dos, les flancs et la croupe sont uniformément blancs. Un peu comme si l'animal portait un tapis de selle, comme ceux utilisés par les hussards pour recouvrir leurs chevaux, d'où le terme de chabraque. La tête est munie d'une trompe préhensile en guise de museau. Les oreilles ovales, petites et bien dressées sont frangées d'une bande fine de poils blancs. Les jambes du tapir de Malaisie sont longues et épaisses. Les pattes antérieures sont munies de quatre ongles, tandis que les postérieures n'en ont que trois. La queue est réduite à sa plus simple expression.

Tapir de Malaisie. © Flickr, Matthias Wicke, cc by nc sa 2.0

On trouve le tapir de Malaisie dans les forêts tropicales d'Asie du Sud-Est, notamment au Cambodge, au Laos, au Myanmar (ex-Birmanie), au Vietnam, en Thaïlande et même sur l'île de Sumatra. Sa distribution était plus vaste par le passé, car on le trouvait dans le sud de la Chine, où il est à l'origine de la légende du mé, un animal fabuleux dévoreur de métal dans la mythologie chinoise. Il aurait été observé sur l'île de Bornéo et pourrait être présent sur l'île de Java, mais cela n'a pas été confirmé. Il fréquente les forêts primaires et secondaires humides, en plaine et dans les étages collinéens.

Tapir de Malaisie au zoo du Cerza, en Normandie. © Patrick Straub

Comportement du tapir de Malaisie

Le tapir de Malaisie est un animal solitaire évoluant sur un vaste espace, qui empiète fréquemment sur celui d'un congénère. Il marque son territoire en urinant puissamment sur les branches basses des buissons et à l'aide de ses excréments. Il est rapide malgré son poids, discret et capable de se faufiler dans les broussailles les plus épaisses. Comme ses cousins américains, il vit à proximité de l'eau dans laquelle il aime se baigner. Le tapir à chabraque est crépusculaire, il se nourrit après le coucher du soleil et avant son lever. Il joue également un rôle important dans la régénération des forêts et dans la dispersion des graines non digérées qu'il ingère. Il communique avec ses congénères à l'aide de sifflements et de grincements. Le tapir de Malaisie possède une très mauvaise vue, mais il compense cette défaillance par son ouïe et son odorat très développés. Compte tenu de sa taille, ses prédateurs ne sont pas légion. Même les diverses espèces de tigres sur son aire de distribution hésitent à s'en prendre à lui. Les attaques mortelles sont rares.   

Tapir de Malaisie au zoo de Stuttgart, en Allemagne. © Fritz Geller-Grimm, Wikipédia, cc by sa 2.5

La période de reproduction se déroule des mois d'avril à juin. La femelle met bas au terme d'une gestation qui dure de 390 à 395 jours. Elle ne met au monde qu'un seul petit qui pèse entre 5 et 7 kg. Ce dernier a le pelage noir marqué de rayures blanches et de taches qui s'estompent entre 4 et 7 mois. Le petit du tapir de Malaisie grandit plus rapidement que ses cousins sud-américains. Le sevrage intervient généralement entre 6 et 8 mois. Le jeune reste avec sa mère pendant un peu plus d'une année, et atteint sa maturité sexuelle vers 3 ans.

Régime alimentaire du tapir de Malaisie

Le tapir de Malaisie est herbivore, et se nourrit d'une grande variété de plantes et de pousses aussi bien terrestres qu'aquatiques.

Cet animal est en voie de disparition sur l'ensemble de sa répartition géographique. Même s'il est chassé pour sa viande, sauf dans les pays à majorité musulmane où il est assimilé au porc, la cause principale est la déforestation pour le commerce des bois rares ou la plantation de palmiers à huile. La destruction des forêts primaires dans lesquelles il évolue le prive de ses territoires nourriciers. Les activités humaines, le trafic animal et la construction de barrages hydroélectriques contribuent également au déclin de l'espèce.

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