Pendant le confinement imposé par la crise du coronaviruscoronavirus, les émissions de CO2 ont baissé. Un répit qui fut de courte duréedurée pour notre Planète.

La NOAANOAA, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique, vient en effet de publier, pour ce mois de mai 2020 -- le mois où le taux est naturellement le plus élevé --, des chiffres qui ne laissent pas de place au doute. Du côté de l'observatoire de Mauna Loa (Hawaï), le taux moyen de CO2 dans l’atmosphère s'est établi à 417,1 ppmppm (parties par million).

C'est 2,4 ppm de plus que l'année dernière. La moyenne la plus élevée jamais enregistrée !

Ici, les enregistrements de ces quatre dernières années à l’observatoire de Mauna Loa (Hawaï). En rouge, les données mensuelles qui montrent bien une variabilité saisonnière naturelle. En noir, la tendance moyenne. © NOAA
Ici, les enregistrements de ces quatre dernières années à l’observatoire de Mauna Loa (Hawaï). En rouge, les données mensuelles qui montrent bien une variabilité saisonnière naturelle. En noir, la tendance moyenne. © NOAA

« Les progrès dans la réduction des émissionsémissions ne sont pas visibles. Nous continuons à engager notre planète sur la voie d'un réchauffement climatiqueréchauffement climatique global, d'une élévation du niveau de la mer et d'événements météorologiques extrêmes, remarque Pieter Tans, chercheur, dans le communiqué de la NOAA. Au fur et à mesure que nous émettons du CO2, il s'accumule dans notre atmosphèreatmosphère -- pour des siècles, voire plus. La crise du coronavirus a ralenti les émissions, mais pas suffisamment pour que cela se manifeste au niveau de nos mesures. Ce qui importera beaucoup plus, c'est la trajectoire que nous suivrons à la sortie de cette crise ».