Réchauffement climatique : les espèces marines gagneraient la course

Classé sous :Réchauffement climatique , espèces marines , espèces terrestres

Le réchauffement climatique force certaines espèces à se déplacer vers un environnement plus favorable. Que ce soit sur terre ou sous l'eau. Or, il semblerait que migrer vers un lieu plus adapté soit plus simple et rapide si l'on a la tête sous l'eau. Telle est la conclusion d'une étude parue dans Nature Ecology & Evolution.

Les chercheurs ont mis au point une base de données géographiques, comportant plus de 30.534 changements d'aire de répartition d'espèces animales et végétales. Leur analyse suggère que les espèces marines ont plus de facilité à se déplacer en fonction des variations thermiques. Et qu'elles se dirigent vers les pôles six fois plus vite que les espèces terrestres ! Toutefois, les auteurs de l'étude soulignent un biais : il existe davantage de données concernant les espèces charismatiques. Une baleine fait l'objet de plus d'attention qu'un banal poisson.

Sur terre, il paraîtrait que « les activités humaines entravent la capacité des espèces terrestres à suivre les changements d'isothermes » écrivent-ils. Certaines espèces allant même dans le sens contraire aux isothermes. Bien que les organismes terrestres auraient une marge de sécurité plus large pour supporter des changements de température, cette vitesse de migration modulée par la pression humaine interroge « quant à la capacité d'adaptation des organismes terrestres face au réchauffement attendu pour le XXIe siècle », stipule un communiqué.

Une fois encore, il semblerait que les espèces marines soient plus aptes à gagner la course. Bien que certaines tortues soient entièrement terrestres. © Funstarts33, Adobe Stock
Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] L'histoire du réchauffement climatique en 35 secondes  En intégrant graphiquement les mesures de températures dans presque tous les pays du Globe entre 1900 et 2016, cette animation montre de façon saisissante l’augmentation du nombre d'« anomalies de température », donc des écarts par rapport à une moyenne. On constate qu'en un peu plus d'un siècle, la proportion vire au rouge.