À New Delhi, la pollution de l'air a atteint des niveaux insupportables

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Dimanche, New Delhi s'est réveillée dans un brouillard de pollution particulièrement dense, forçant de nombreux vols à se dérouter vers d'autres aéroports.

La capitale indienne de 20 millions d'habitants connaît chaque année des épisodes très violents de pollution de l’air, dus à la fois à la circulation automobile, aux rejets industriels et aux fumées des brûlis agricoles qui battent leur plein dans les régions voisines.

Les concentrations de particules fines PM2,5 ont atteint des sommets, en raison notamment de légères précipitations samedi soir, selon l'agence indienne surveillant la qualité de l'air (Safar).

L'ambassade américaine à New Delhi enregistrait dimanche matin une concentration de particules fines PM2,5 de 810 microgrammes par mètre cube d'air. L'Organisation mondiale pour la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 25 en moyenne journalière.

India Gate le 3 novembre 2019 à New Delhi disparaît dans un nuage de smog alors que la pollution atteint des sommets dans la capitale indienne. © Sajjad Hussain, AFP

« La pollution a atteint des niveaux insupportables, a déploré dimanche sur Twitter le ministre en chef de Delhi Arvind Kejriwal. Delhi est devenu une chambre à gaz à cause des brûlis dans les États voisins », a-t-il dit.

Nombre d'habitants se plaignaient de problèmes à la gorge et aux yeux. Beaucoup tentaient de se protéger avec des masques.

En 2017, la pollution de l'air a causé 1,2 million de décès prématurés en Inde, selon l'estimation d'une étude parue l'année dernière dans la revue scientifique The Lancet.

Un rapport de l'ONU avait affirmé l'an passé que 14 des villes les plus polluées au monde se trouvaient en Inde.

Dimanche 3 novembre, une concentration de particules fines PM2,5 de 810 microgrammes par mètre cube d'air a été relevé. C'est 32 fois le niveau à ne pas dépasser recommandé par l'OMS. © Abhishek, Adobe Stock