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    Un des squelettes fossiles de plésiosaure les plus complets jamais découverts en Australie vient de livrer de nouveaux secrets ! Le reptile marin au long cou, surnommé Eric, est mort il y a environ 113 millions d’années avec le ventre plein. C'est l’holotype de Umoonasaurus demoscyllus, c’est-à-dire le fossile sur lequel la description de l’espèce se base. Son squelette fossilisé est opalisé et a été découvert contenant encore une « masse gastrique ». Des chercheurs de l’Australian National University et de l’Australian Museum Research Institute ont réussi à déterminer ce qui a composé le dernier repas d’Eric et ont publié leurs résultats dans la revue australienne Alcheringa

    A : le squelette de <em>Umoonasaurus demoscyllus</em> tel qu'il est exposé à l'<em>Australian Museum</em>, Sydney. B et C : modèles 3D des échantillons de contenu de l'estomac du plésiosaure. D et E : modèles des gastrolithes isolés du reste des échantillons. F : modèles de vertèbres appartenant à la nouvelle espèce de poisson téléostéen, isolés du reste du contenu stomacal. © White <em>et al</em>. (2023)
    A : le squelette de Umoonasaurus demoscyllus tel qu'il est exposé à l'Australian Museum, Sydney. B et C : modèles 3D des échantillons de contenu de l'estomac du plésiosaure. D et E : modèles des gastrolithes isolés du reste des échantillons. F : modèles de vertèbres appartenant à la nouvelle espèce de poisson téléostéen, isolés du reste du contenu stomacal. © White et al. (2023)

    Le contenu de l’estomac du plésiosaure n’avait pas encore été proprement décrit, et a pu être révélé à l’aide d’une technologie de pointe. Les scientifiques ont utilisé une technique de microtomographie à rayons X (micro-CT), une version haute résolution du CT-scan, un outil de scanner 3D à rayons X hérité de l’imagerie médicale. Ces techniques sont particulièrement utiles en paléontologie pour visualiser, sans détruire ou endommager le fossile, les structures cachées dans une gangue difficile à travailler ou, comme ici, directement dans un autre fossile.

    Cela a permis de découvrir dans le ventre d’Eric le plésiosaure pas moins d’une soixantaine de petits gastrolithes, des pierres ingérées par l’animal pour l’aider à digérer sa nourriture. Au milieu de ces cailloux se trouvaient aussi 17 vertèbres, vraisemblablement celles d’un poisson téléostéen encore jamais décrit ! Et tout ça sans investigation invasive ou destructrice du fossile.