Pas d'échappatoire aux conséquences déjà en oeuvre du changement climatiquechangement climatique, même en restant sous la barre des 2 °C visée par l'Accord de Paris, si ce n'est de les atténuer. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) est sur le pied de guerre pour affronter les défis sanitaires (exacerbés ou nouveaux) qui arrivent dans son sillage. Pour les cent ans de sa création (1919), elle a organisé ces 15 et 16 avril 2019 à Cannes une conférence mondiale « Santé et changements climatiques : soigner une humanité à +2 °C ». L'évènement, présenté comme la première « COPCOP humanitaire », s'est attaqué aux notions d'adaptation, de résiliencerésilience et de vulnérabilité des populations, des points où les COP sur le climatclimat sont souvent accusées de faire défaut en faveur des intérêts économiques.

Au programme, état des lieux et esquisses de solutions face à ce que que la FICR qualifie de « plus grand défi de santé publique du XXIème siècle », avec 400 experts du monde entier rassemblés pour l'occasion et une série de 15 conférences-débats. Insécurité alimentaire et conflits (attisés par les sécheressessécheresses), exposition accrue aux catastrophes naturellescatastrophes naturelles et aux caniculescanicules, ou encore création de conditions propices aux épidémiesépidémies (inondationsinondations et chaleurchaleur, déplacement des moustiquesmoustiques) sont autant de menaces sur la santé apportées par le changement climatique et ses effets. Sans compter les « migrants environnementaux » déplacés par la hausse du niveau des océans ou par l'épuisement des ressources et la baisse des rendements agricoles.