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Emissions de CO2 : Un plan d'attribution français qui échauffe les ONG

ActualitéClassé sous :Terre , plan national d'allocation de quotas , protocole de Kyoto

Dans le cadre du protocole de Kyoto, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, la France vient de dévoiler son second plan national d'allocation de quotas (PNAQ). Entre 2008 et 2012, la quantité annuelle de dioxyde de carbone que les industries françaises pourront rejeter dans l'atmosphère s'élèvera à 149,72 tonnes. Si cette valeur est légèrement inférieure à celle allouée pour la période 2005-2007 - 151 millions de tonnes, de nombreuses ONG contestent ce choix.

La France vient de dévoiler son second plan national d'allocation de quotas

Le 15 mai dernier, la Commission européenne communiquait les taux de dioxyde de carbone émis par les pays européens au cours de l'année 2005. Conclusion de ce premier bilan : les industries européennes avaient rejeté 1.785 millions de tonnes de CO2 sur les 1.830 millions de tonnes allouées dans le cadre du protocole de Kyoto. La France s'était montrée particulièrement économique avec des émissions inférieures de 19,4 millions de tonnes à son quota. C'est en se basant sur ces données et sur un rapport d'experts européens que Greenpeace avait préconisé à l'état français de fixer un plafond de 135,4 millions de quotas par an dans le cadre du second PNAQ.

A son grand regret, Greenpeace n'a pas obtenu gain de cause. Alors que l'Allemagne, le meilleur "élève" de l'Europe avec des industries ayant émis 21 millions de tonnes de moins que les 495 millions allouées, a annoncé son intention de réduire sensiblement les quotas pour la période 2008-2012, la France a choisi d'aller dans le sens de la diminution, mais de façon peu appuyée. Ainsi, entre 2008 et 2012, ce seront 149,72 millions de quotas qui seront délivrés aux industries françaises chaque année. Un chiffre inférieur d'1,28 million de tonnes à celui de la période 2005-2007, mais très éloigné de celui réclamé par les ONG.

Pourquoi conserver un plafond aussi élevé, alors que nos industries ne s'y sont encore jamais cognées ? Parce que la France prévoit une croissance de son activité, et qu'il convient selon le gouvernement de « concilier au mieux le maintien de la compétitivité économique et le respect des engagements internationaux. »

De leur côté les ONG, Greenpeace en tête, dénoncent ce nouveau plan national d'allocation de quotas. Comme le demandent des directives européennes, la France va soumettre ce PNAQ à la consultation publique. Les associations, pour leur part, comptent plutôt tirer parti de la Commission européenne, devant laquelle l'Etat doit soumettre son plafond d'émissions...

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