Depuis la fin du XIXe siècle, la température moyenne de la Terre a augmenté de 1,2°C. En cause, les activités humaines. Et des chercheurs de la Nasa nous proposent aujourd’hui une autre façon de visualiser cette évolution des températures.

Le réchauffement climatique anthropique ne se ressent pas forcément au quotidien. Alors, pour nous aider à prendre conscience de l'urgence qu'il y a aujourd'hui à agir, les chercheurs publient régulièrement de nouvelles images. Ainsi les désormais célèbres « warming stripes », les « rayures de réchauffement » imaginées par un climatologueclimatologue de l'université de Reading (Royaume-Uni), Ed Hawkins.

L’évolution de la température moyenne dans le monde entre 1850 et 2017. © Ed Hawkins, Université de Reading
L’évolution de la température moyenne dans le monde entre 1850 et 2017. © Ed Hawkins, Université de Reading

Et aujourd'hui, des chercheurs de la NasaNasa nous proposent de visualiser autrement encore l'évolution de la situation. Grâce à un graphique en forme de cloche qui montre la distribution des anomalies de température au sol, chaque année, entre 1951 et 2020 - en gardant pour base, la moyenne de la période 1951-1980. Le décalage du graphique vers la droite au fil du temps montre une nette augmentation de la fréquence des anomaliesanomalies chaudes.

Alors que le réchauffement climatique s’installe, le pic de la distribution des anomalies de température  se déplace vers la droite. © Scientific visualization studio, Nasa

Tous les chiffres sont dans le rouge

Les chercheurs notent également que la courbe semble s'aplatir tout en s'épaississant du côté du rouge. En cause, une gamme de températures extrêmes chaudes de plus en plus large. Le résultat, selon eux, d'un réchauffement régional différentiel plutôt que d'une augmentation de la variabilité de la température à un endroit donné.

Alors que le réchauffement climatique s’installe, le pic de la distribution des anomalies de température se déplace vers la droite. © <em>Scientific visualization studio</em>, Nasa
Alors que le réchauffement climatique s’installe, le pic de la distribution des anomalies de température se déplace vers la droite. © Scientific visualization studio, Nasa

Ces courbes sont construites à partir des données de plus de 26.000 stations météorologiques au sol. Des données qui sont ensuite analysées à l'aide d'un algorithme qui prend en compte l'espacement varié entre ces stations et les effets de réchauffement urbain qui pourraient fausser les conclusions. Rappelons que 2020 - à égalité avec 2016 - a été l'année la plus chaude jamais enregistrée par la Nasa avec une moyenne de 1,02°C supérieure à la moyenne de référence prise entre 1951 et 1980. Plus largement, les sept années qui viennent de s'écouler ont été... les sept années les plus chaudes jamais enregistrées.