Des chercheurs de l’université de Buffalo viennent de tester avec succès un réseau Wi-Fi sous-marin, qui pourrait un jour contribuer à améliorer la surveillance des océans ainsi que la détection des tsunamis et des pollutions.
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Être connecté à InternetInternet partout. Même sous l'eau ? Une équipe de l'université de Buffalo aux États-Unis a réussi à créer un réseau sans fil sous-marinsous-marin qui permettrait un jour de déployer des connexions Wi-Fi dans les profondeurs des océans. Cependant, la vocation première n'est pas de permettre aux internautes de mettre à jour leur profil FacebookFacebook pendant une randonnée sous-marine, mais d'améliorer la surveillance et la prévention.

« Un réseau sans fil sous-marin nous fournira la possibilité sans précédent de collecter et analyser en temps réel des données de nos océans », déclare dans un communiqué le professeur Tommaso Melodia chargé de ce projet. « Rendre cette information disponible à quiconque depuis un smartphonesmartphone ou un ordinateurordinateur, surtout lorsqu'il s'agit d'un tsunami ou d'autres types de désastres, pourrait sauver des vies », ajoute-t-il.

Ce schéma illustre l’architecture du réseau Internet sans fil sous-marin. En jaune figurent les capteurs qui forment un maillage basé sur l’échange d’ondes sonores. Un routeur, qui peut être placé sur un bateau ou une antenne terrestre, reçoit ce signal et le convertit en ondes radio qui sont transmises à un réseau cellulaire (3G) ou satellite. Des ordinateurs et terminaux sans fil peuvent alors s’y connecter comme sur un réseau IP classique. Le système pourrait également être utilisé par des sous-marins comme le montre la partie « subnet3 ». © State University of New York at Buffalo
Ce schéma illustre l’architecture du réseau Internet sans fil sous-marin. En jaune figurent les capteurs qui forment un maillage basé sur l’échange d’ondes sonores. Un routeur, qui peut être placé sur un bateau ou une antenne terrestre, reçoit ce signal et le convertit en ondes radio qui sont transmises à un réseau cellulaire (3G) ou satellite. Des ordinateurs et terminaux sans fil peuvent alors s’y connecter comme sur un réseau IP classique. Le système pourrait également être utilisé par des sous-marins comme le montre la partie « subnet3 ». © State University of New York at Buffalo

Compatible avec un réseau cellulaire ou satellite

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont dû trouver une alternative aux ondes radio qui sont utilisées par les réseaux Wi-FiWi-Fi. Ils se sont inspirés des sonarssonars en utilisant des ondes acoustiques qui circulent entre des bornes relais immergées. Elles sont connectées à un routeurrouteur en surface qui va convertir les ondes acoustiques en signal Wi-Fi, lequel est transmis via un réseau cellulaire ou satellite. Les routeurs peuvent être placés sur la terreterre ferme en bordure des côtes, ou bien sur des navires ou des plateformes offshoreoffshore. Il existe déjà des systèmes de capteurscapteurs sous-marins capables de former un réseau et de communiquer avec la surface, mais ils utilisent des infrastructures différentes.

L'innovation de l'université de Buffalo tient dans l'architecture réseau, qui comprend une couche d'interfaçage entre un réseau IPIP traditionnel et le réseau sans fil sous-marin qui unifie l'échange de données. Ainsi, les réseaux de capteurs existants comme futurs pourront communiquer de la même manière avec des ordinateurs ou des terminaux mobiles.

« Un Internet sous-marin a tellement de possibilités », argumente le professeur Melodia. Outre la préventionprévention de la pollution et des risques de tsunamis, il cite également la surveillance pour lutter contre les trafiquants de droguedrogue qui utilisent des sous-marins, la prospection de pétrolepétrole et de gazgaz, ou encore le suivi de certaines espècesespèces pour les protéger du trafic maritime.