Les étendues blanches et glacées de l’Antarctique sont un terrain privilégié pour retrouver des météorites. Si la plupart d'entre elles sont généralement de petite taille, il arrive de faire de belles découvertes. Une équipe de scientifiques est ainsi tombée sur une météorite de plus de 7 kg !

Tous les jours, des météorites traversent l’atmosphère terrestre pour terminer leur course dans le paysage. S'il est certain qu'une grande part finit par s'abîmer dans un océan, les autres vont s'écraser quelque part sur un continent. La plupart du temps, il s'agit de régions où la végétation est dense. Les retrouver relève donc généralement du pur hasard. Sauf si elles tombent dans un environnement désertique. Leur couleurcouleur sombre contrastecontraste alors bien avec le sable des désertsdéserts d'Afrique du Nord ou d'Amérique latine, que les chasseurs de météoritesmétéorites arpentent sans relâche. Mais, pour les plus courageux, il existe une autre destination, certainement encore plus propice : l'Antarctique.

Dans ce désert blanc glacé, les météorites sont en effet visibles comme le neznez au milieu de la figure. Pour aller les chercher, encore faut-il être bien équipé ! Mais les scientifiques n'ont pas froid aux yeuxyeux. Une équipe de quatre chercheurs est ainsi partie en expédition à la recherche de météorites en se basant sur des données satellite pour repérer les sites à investiguer.

L'Antarctique est un terrain privilégié pour la recherche de météorites. © Maria Valdes
L'Antarctique est un terrain privilégié pour la recherche de météorites. © Maria Valdes

Un bloc de 7,6 kg tombé du ciel

Et la pêchepêche a été plutôt bonne. Cinq météorites ont été trouvées, dont une pesant 7,6 kgkg ! Une découverte excitante car, si les météorites qui arrivent sur Terre possèdent des tailles très variées, les météorites de cette gamme de poids sont tout de même relativement rares. On estime que, sur les 45 000 météorites environ retrouvées en Antarctique sur le dernier siècle, seule une petite centaine sont de cette taille.

Les quatre scientifiques au moment de la découverte de la météorite de plus de 7 kg : Maria Schönbächler (casque blanc), Maria Valdes (casque vert), Ryoga Maeda (casque noir), Vinciane Debaille (casque orange). © Maria Valdes
Les quatre scientifiques au moment de la découverte de la météorite de plus de 7 kg : Maria Schönbächler (casque blanc), Maria Valdes (casque vert), Ryoga Maeda (casque noir), Vinciane Debaille (casque orange). © Maria Valdes

Ces météorites vont désormais être étudiées au Royal Belgian Institute of Natural Sciences. Les chercheurs ont également ramassé des sédiments qui pourraient contenir des micrométéorites. Ces échantillons seront, quant à eux, distribués au sein de plusieurs institutions pour analyse. En effet, si les micrométéorites peuvent s'avérer particulièrement riches en informations, plus le fragment de météorite analysé est gros, plus il apporte de données permettant de mieux comprendre le Système solaireSystème solaire et la façon dont il s'est formé.