Alors qu’au moins trois projets d’avions supersoniques à vocation commerciale sont en cours, une étude réalisée par le Conseil international pour le transport propre émet un avertissement quant à l’impact négatif en matière d’émissions nocives et de pollution sonore.
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Les scientifiques émettent un avertissement contre le retour des vols supersoniques, mis au rancart avec la retraite du ConcordeConcorde. Dans une nouvelle étude sur l'impact environnemental des avions commerciaux supersoniques, ils considèrent que ces derniers provoqueront une augmentation exponentielle des émissionsémissions de carbonecarbone et de la pollution sonorepollution sonore.

Bien que les amateurs d'aviation et les voyageurs réguliers voient d'un œilœil favorable l'arrivée des avions de nouvelle génération capables de diminuer de moitié la duréedurée des vols, des scientifiques de l'International Council on Clean Transportation (Conseil international pour le transport propre) avertissent que les appareils supersoniques commerciaux qui sont en chantier, capables d'atteindre deux fois la vitesse du sonvitesse du son, soit Mach 2, seraient peu susceptibles de respecter les normes actuelles en matièrematière d'aviation.

Cinq à sept fois plus de carburant par passager

Par rapport aux limites fixées pour les avions subsoniques, par exemple, les appareils supersoniques pourraient dépasser les émissions d'oxydes d'azoteoxydes d'azote de 40 % et celles de dioxyde de carbonedioxyde de carbone de 70 %. Des chiffres inquiétants. En d'autres termes, les avions supersoniques pourraient brûler de cinq à sept fois plus de carburant par passager que les avions subsoniques classiques. En outre, selon les scientifiques, ces nouveaux appareils ne pourraient sans doute pas respecter les normes anti-bruit lors de l'atterrissage et du décollage.

Ces résultats sont troublants, car le secteur aéronautique est déjà l'un des responsables des émissions de gaz à effet de serregaz à effet de serre dont la pollution augmente le plus rapidement, souligne l'étude. Les avions produisent environ 3 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, et 11 % des émissions de CO2 de tout le secteur des transports.

Trois projets d’avions supersoniques pour succéder au Concorde

En 2015, l'aviation était responsable d'environ 800 millions de tonnes d'émissions de CO2, soit autant que le secteur économique allemand dans son ensemble. Si la tendance actuelle continue, l'Organisation internationale de l'aviation civile prévoit que les émissions de CO2 du secteur aéronautique international tripleront entre 2018 et 2050.

Actuellement, trois compagnies aériennes travaillent à la renaissance des vols supersoniques après la retraite du Concorde, en 2003. Il s'agit de Lockheed Martin, de Boom (une start-upstart-up américaine soutenue par Richard Branson, le fondateur de Virgin) et de Japanese Airlines. Boeing, quant à lui, travaille à la conception d'un jet hypersonique capable de voler à Mach 5, soit cinq fois la vitesse du son (environ 6.200 kilomètres/heure).