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En vidéo : les premiers véhicules électriques automatiques

ActualitéClassé sous :développement durable , véhicule électrique , Praxitèle

A l'aéroport d'Heathrow à Londres et dans la ville ultramoderne de Masdar City, dans les Emirats arabes unis, des norias de véhicules automatiques transporteront bientôt leurs premiers voyageurs, préfigurant des transports en commun d'un nouveau genre, imaginé depuis longtemps.

Dessin du futur UltraPRT, système de transport en cours d'installation à l'aéroport d'Heathrow. Les véhicules se déplacent sur des voies en béton et transportent 4 à 6 personnes avec leurs bagages. © Advanced Transport Systems

L'idée d'un véhicule électrique automatique pour circuler en ville se perd dans l'histoire du vingtième siècle. On retiendra par exemple les concepts novateurs décrits en France lors d'un reportage télévisé sur les véhicules du futur et datant... de 1968. Des réalisations expérimentales ont eu lieu ici ou là, comme aux Etats-Unis à Morgan Town ou en France à Saint-Quentin-en-Yvelines avec le projet Praxitèle.

L'heure des premières installations concrètes est arrivée. En Grande-Bretagne, c'est l'aéroport d'Heathrow qui verra les premiers tours de roue de ce nouveau mode de transport à la fin de 2009, avant que le réseau soit étendu aux six autres aéroports de la capitale. A Masdar City, une ville ultramoderne en train de surgir du désert dans les Emirats arabes unis, une flottille équivalente sera l'unique moyen de déplacement dans cette cité futuriste garantie zéro émission.

En démonstration, le véhicule dans lequel rouleront bientôt les habitants et les visiteurs de Masdar City. © Masdar

Hybride entre taxi et tramway

Le concept semble s'être cristallisé autour d'un schéma d'utilisation simplissime. Une ou plusieurs personnes montent dans un véhicule de petite taille et indiquent une destination. L'engin s'y rend et dépose ses clients. Il ressemble donc à un taxi automatique, qu'il convient semble-t-il d'appeler désormais PRT, pour Personal Rapid Transit. Mais l'idée est différente. L'engin, que certains nomment pod, ne dispose que d'un faible degré autonomie. Il est également pris en charge au sein d'un réseau contrôlé de manière centralisé et se déplace sur des tracés déterminés. Comme dans un taxi, on n'attendra pas que d'autres personnes viennent emplir le véhicule ou que l'heure du départ ait sonné. Le pod démarre dès qu'il en reçoit l'ordre. Mais, comme dans un transport en commun, on ne peut se déplacer que le long de tracés préalablement choisis.


Les véhicules automatiques du futur Ultra PRT, qui sera opérationnel fin 2009 sur l'aéroport d'Heathrow, en essai sur piste à Cardiff. © Advanced Transport Systems

Différentes méthodes peuvent être imaginées. A Heathrow, l'Ultra PRT (c'est son nom), les véhicules, construits par l'entreprise britannique Advanced Transport Systems, rouleront sur une voie en béton et se maintiendront en son milieu grâce à des lasers. A Masdar City, des plots magnétiques seront inclus dans le sol tous les cinq mètres. La conception est l'œuvre d'une firme danoise, 2getthere. Dans tous les cas, les véhicules sont électriques. Ceux de l'Ultra PRT puiseront leur énergie dans de classiques batteries au plomb. A Masdar City, la solution retenue est celle d'une génération récente de batteries, à lithium et phosphate de fer (LiFePO4), recourant aux mêmes principes que la batterie lithium-ion.

Le PRT fera-t-il de l'ombre au tramway ?

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