Gestionnaire d’énergie, le délesteur évite qu’une installation domestique disjoncte lorsque la demande en électricité dépasse ses capacités. Il permet de minimiser les coûts d’abonnement et donc, de faire des économies.

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Le délesteurdélesteur se branche en sortie du disjoncteurdisjoncteur de branchement, avant les dispositifs de protection : inters différentiels, disjoncteurs divisionnairesdisjoncteurs divisionnaires... Ce gros module compare en temps réel la puissance sollicitée par l'installation électrique à celle souscrite par l'abonné. Au moindre risque de dépassement, il coupe le courant des lignes préalablement définies comme non prioritaires avant que l'installation ne disjoncte. Ce sont en général les circuits de chauffage des pièces inoccupées de la maison lors des périodes de surconsommation (chambres, couloirs, entrée...). Dès que la consommation revient à la normale, ces circuits sont automatiquement réactivés.

Différents types de délesteurs à adapter à son installation

Il existe des délesteurs monophasés, triphasés, mixtes (universels) à 2, 3, 4 voies et plus. Le choix se fait en fonction du courant délivré par le réseau (230 ou 380 V) et du nombre de lignes à commander. La plupart des modèles actuels est compatible avec les compteurs électromécaniques (ancienne version), électroniques classiques (génération suivante) ou communicants (Linky). Mais il vaut mieux s'en assurer.

Les câbles d’alimentation (phase, neutre) issus du disjoncteur d’abonné se raccordent aux bornes d’arrivée, situées sur le dessus du délesteur. On trouve en partie basse les bornes de sortie, auxquelles se connectent les circuits à gérer. © D’après doc Legrand
Les câbles d’alimentation (phase, neutre) issus du disjoncteur d’abonné se raccordent aux bornes d’arrivée, situées sur le dessus du délesteur. On trouve en partie basse les bornes de sortie, auxquelles se connectent les circuits à gérer. © D’après doc Legrand 

Le délesteur se choisit également en fonction des sorties dont il est équipé et du mode de pilotage proposé.

  • Les sorties TOR (tout ou rien) conviennent pour des installations électriques basiques. Elles doivent être relayées par un contacteur intégré au délesteur, ou séparé.
  • Les sorties « fil pilote » sont à retenir si l'on dispose d'un système de commande à distance.
  • Les sorties « triacs » sont conseillées pour les commutationscommutations nombreuses. 

Le sélecteur se choisit enfin selon son mode de fonctionnement. Trois possibilités de pilotage ont court.

  • Le mode cascade se déroule toujours dans le même ordre, suivant une hiérarchie prédéfinie.
  • Le mode cyclique consiste à établir une rotation, afin d'éviter que les coupures s'opèrent toujours dans le même ordre en « pénalisant » les mêmes appareils (contrainte inhérente au mode cascade).
  • La troisième méthode est une combinaison des deux premières, d'ou l'appellation « cascadocyclique ». Le délesteur alternealterne les coupures dans un premier (en cascade), avant de procéder par ordre d'importance (cycliquement) si la baisse de consommation est insuffisante. 

À retenir

Le mode de délestage sélectionné doit correspondre à un ordre de priorité fixé au préalable par l'utilisateur. Cela permet d'éviter que des équipements soient arrêtés quand on en a besoin : par exemple, le radiateur de la salle de bains au moment de la toilette.