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DossiersPolice scientifique : les vraies méthodes d'investigation
 

L'impressionnante rigidité cadavérique, caractérisée par une immobilisation des muscles striés squelettiques, intervient de façon provisoire. Elle permet aussi de dater le moment de la mort, avec plus ou moins de précisions.

Qu'est ce que la rigidité cadavérique ? © Aradaphotography, Fotolia
La troponine liée au calcium permet l’adhésion de la myosine à l’actine, entraînant la rigidité cadavérique. © Adhanali, Wikimedia, CC by-sa 3.0

Quand apparaît la rigidité cadavérique ?

La rigidité cadavérique est un raidissement progressif du corps, dû à une perte d'élasticité des fibres musculaires des muscles striés squelettiques (et non pas des muscles lisses de l'abdomen). C'est un état provisoire, qui apparaît entre 3 et 4 heures après le décès et qui disparaît avec le début de la putréfaction (après 3 jours). 

Elle trouve son origine dans l'arrêt de la respiration cellulaire, ce qui entraîne une accumulation d'ions calciums dans la cellule. Ces ions se lient à la protéine troponine, qui est responsable de l'interaction entre la myosine et l'actine dans les fibres musculaires. L'interaction entre les protéines est ainsi stabilisée, ce qui immobilise les muscles. Cela commence généralement au niveau de la nuque.

Rigidité cadavérique : une mesure peu précise de l'heure de la mort

Comme pour la température corporelle, la rigidité cadavérique permet d'estimer l'heure de la mort, mais cette technique possède aussi ses limites (elle varie en fonction de la musculature, en cas d'asphyxie, de stress...). De plus, on ne peut pas la quantifier précisément.