-

Vous êtes fan des séries policières ? Futura-Sciences vous plonge dans l'univers des experts de la police scientifique et vous fait découvrir leurs véritables méthodes d'investigation !

  
DossiersPolice scientifique : les vraies méthodes d'investigation
 

Rouges violacées, les lividités cadavériques apparaissent sous le cadavre, là où s'accumule le sang. Elles permettent de dater le moment de la mort si elle est survenue dans les heures précédentes, mais surtout de déterminer si le cadavre a été déplacé.

Un cadavre retrouvé sur une scène de crime présente des lividités cadavériques dès 2 heures postmortem. © Frhuynh, Stockvault

Comment et quand se forment les lividités cadavériques ?

Les lividités cadavériques sont des colorations locales violacées du cadavre, provoquées par une ouverture des vaisseaux sanguins qui larguent le sang dans l'organisme. Le sang s'accumule alors par gravité dans les parties les plus inférieures du corps, où la couleur rouge devient visible par transparence de la peau. Les points de pression sont épargnés par cette accumulation de sang.

Les lividités cadavériques pour déterminer l'heure de la mort

Elles peuvent être utilisées pour dater le cadavre puisqu'elles apparaissent au bout de 2 heures et atteignent leur intensité maximale à 12 heures. Avant 12 heures, elles sont encore mobiles, c'est-à-dire que l'on peut déplacer la masse sanguine en réalisant une pression dessus. Après ce stade, les lividités sont fixées définitivement. 

Elles offrent encore d'autres renseignements pour la police :

  • on peut savoir si le cadavre a été déplacé si les lividités ne correspondent pas à son emplacement ;
  • la couleur des lividités peut indiquer la cause du décès (une couleur bien rouge correspond à une intoxication au monoxyde de carbone ; une couleur bleue à une asphyxie ou un malaise cardiaque ou pulmonaire).